Alors que l'euro a perdu du terrain en début d'année, Christine Lagarde a indiqué que les juristes de la Banque Centrale Européenne avaient précédemment conclu qu'un membre en fonction du Directoire de la BCE ne pouvait pas assumer la présidence—une position qu'elle a recommandé de revoir.
Le commentaire fait suite aux remarques de la semaine dernière d'Isabel Schnabel, dans lesquelles la membre du directoire a exprimé ses ambitions de diriger la BCE. Des journalistes à Francfort ont interrogé Lagarde sur les règles relatives à ce sujet. Elle a déclaré que la question avait été examinée à deux reprises depuis la création de l'euro. Elle a dit que lors de ces deux occasions, les avocats et conseillers de toute l'Europe avaient conclu que ce n'était pas possible, mais elle a ajouté que la question devrait être réexaminée pour clarifier ce qui est possible, ce qui ne l'est pas, et dans quelles conditions.
Même si Lagarde a suggéré que le sujet pourrait mériter un troisième examen, les chances de Schnabel de remplacer Lagarde en tant que présidente de la BCE en octobre 2027 semblent encore minces. Certains experts considèrent les déclarations de Lagarde comme une manœuvre tactique visant à consolider le pouvoir et à renforcer sa position au sein de la BCE. En soulevant des questions sur des nuances juridiques, elle pourrait indirectement signaler la nécessité de réformer les règles de nomination pour les postes clés, élargissant ainsi son influence.
Dans l'interview, Lagarde a également été interrogée sur les successeurs potentiels. Elle a insisté sur le fait que les éloges antérieurs pour Klaas Knot, l'ancien chef de la banque centrale néerlandaise, ne constituaient pas une approbation de sa candidature par rapport à d'autres. Elle a été spécifiquement questionnée sur Schnabel et le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, tous deux allemands. Lagarde a dit qu'il y avait beaucoup de très bons candidats et qu'Isabel était l'une d'entre eux, ajoutant qu'elle était convaincue qu'il y en aurait encore plus à l'avenir et qu'elle était, d'une certaine manière, contente que tant de personnes aspirent à son poste.
Quoi qu'il en soit, celui qui émergera comme successeur de Lagarde n'a pas encore affecté le taux de change de l'euro.
Analyse technique pour EUR/USD : Les acheteurs doivent maintenant se concentrer sur la reconquête du niveau de 1,1700. Ce n'est qu'après cela qu'ils pourront viser un test de 1,1725. À partir de là, la paire pourrait se déplacer vers 1,1755, bien que le faire sans le soutien des acteurs majeurs puisse s'avérer difficile. L'objectif plus éloigné est le sommet de 1,1780. Si l'instrument baisse, je m'attends à une activité significative des grands acheteurs seulement autour de la zone de 1,1670. S'il n'y a pas d'intérêt là-bas, il serait prudent d'attendre un nouveau bas à 1,1650 ou d'ouvrir des positions longues à partir de 1,1620.
Analyse technique pour GBP/USD : Les acheteurs de la livre sterling devraient reconquérir la résistance la plus proche à 1,3445. Ce n'est qu'alors qu'ils pourront viser 1,3475, au-dessus duquel une percée sera difficile. L'objectif plus éloigné est autour de 1,3500. En cas de baisse, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 1,3411. S'ils réussissent, une rupture de cette plage porterait un coup sérieux aux positions haussières et ferait chuter GBP/USD à 1,3375 avec la perspective de s'étendre à 1,3345.