Les indices boursiers ont terminé en ordre dispersé hier. Le S&P 500 a progressé de 0,04 %, le Nasdaq 100 a gagné 0,36 %, tandis que le Dow Jones Industrial Average a reculé de 0,15 %.
La pression est retombée sur les contrats à terme pendant la séance asiatique. Les actions asiatiques ont reculé pour la deuxième journée consécutive, l’escalade des tensions au Moyen-Orient accroissant la réticence des investisseurs à prendre des risques et entraînant dans leur sillage les contrats à terme sur indices américains et européens. L’indice MSCI Asia‑Pacific a chuté d’environ 2 %, enregistrant sa pire série de deux séances en 11 mois après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. La Corée du Sud a mené les pertes, le Kospi s’effondrant de plus de 5 % à la réouverture des marchés après les jours fériés.
Selon Vantage Point Asset Management, les inquiétudes des investisseurs tiennent moins à l’Iran en tant que tel qu’au risque de voir le conflit s’étendre et provoquer un épisode plus large de pertes corrélées sur les marchés. La société a ajouté que, même si les marchés se comportaient comme si la confrontation devait être relativement brève, cette perception pourrait être excessivement optimiste.
Après la clôture de mardi, le président Trump a déclaré que les États‑Unis poursuivraient l’action militaire contre l’Iran « aussi longtemps qu’il le faudra », en exposant quatre objectifs censés réduire la menace en provenance de Téhéran. Ces propos ont ravivé les craintes d’un conflit plus long, ce qui a pesé sur les actifs risqués.
Autre signe de la montée des tensions, l’Iran a intensifié ses frappes de représailles, en attaquant l’ambassade américaine à Riyad et en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz — une voie de passage cruciale pour les expéditions de pétrole et de gaz. Le Brent a dépassé 79 $ le baril après avoir bondi de plus de 7 % lundi.
La volatilité pousse les investisseurs à prendre leurs bénéfices sur des marchés et des secteurs prometteurs comme la technologie, après la frénésie liée à l’IA. Les principaux acteurs des semi‑conducteurs et du matériel, dont Samsung Electronics, SK Hynix et TSMC, ont été les plus gros freins à l’indice régional. Malgré cela, le Kospi sud‑coréen et le Taiex taïwanais restent parmi les meilleurs performeurs mondiaux depuis le début de l’année, avec des gains respectifs d’environ 42 % et 20 %.
Si les perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz devaient se prolonger, les marchés asiatiques — qui s’échangent à des niveaux record — pourraient rester sous pression. Tout nouveau resserrement de l’offre pourrait rapidement renchérir les coûts, rogner les bénéfices des entreprises, raviver l’inflation et pénaliser les actifs risqués, déclenchant également des ventes massives sur les places américaines.
Concernant l’analyse technique du S&P 500, les acheteurs doivent franchir le premier niveau de résistance à 6 819 $ pour retrouver une dynamique haussière et ouvrir la voie à 6 837 $. La maîtrise du seuil des 6 854 $ renforcerait encore le scénario haussier. À la baisse, les acheteurs devraient défendre la zone des 6 801 $. Une cassure sous ce niveau ramènerait rapidement l’instrument vers 6 784 $ et pourrait ouvrir la voie à 6 769 $.