La paire de devises EUR/USD a poursuivi son effondrement total mardi. De manière générale, il ne sert à rien d’énumérer quel pays du Moyen‑Orient a tiré des roquettes au cours des dernières 24 heures. La question clé est la suivante : il n’est nullement question d’un règlement rapide du conflit. Rappelons que les deux précédentes opérations militaires de Trump ont duré moins d’une journée. Initialement, Trump a frappé les installations nucléaires iraniennes l’été dernier et, plus tôt cette année, il a organisé la capture du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro. Dans les deux cas, il s’agissait d’une blitzkrieg. Maintenant, toutefois, nous assistons à une véritable guerre (et non à une simple opération spéciale) qui pourrait durer non seulement longtemps, mais extrêmement longtemps. Il est à noter que Trump n’exclut pas le déploiement de troupes terrestres en Iran.
Il convient de souligner que l’Iran vit dans des conditions de conflit militaire quasi permanent avec les pays voisins depuis des décennies. Le pays est sous le coup de sanctions mondiales imposées par la majeure partie de la planète depuis environ 50 ans. Par conséquent, une nouvelle guerre et une nouvelle crise économique ne sont pour lui que des événements ordinaires. Sur ce seul fondement, on peut supposer que l’Iran est prêt à se battre aussi longtemps qu’il le faudra. Mais les États‑Unis et les autres pays du golfe Persique, qui sont nettement plus prospères financièrement et perdent actuellement des millions, voire des milliards de dollars à cause de ce conflit, y sont‑ils prêts, eux ?
Il faut également rappeler que l’Iran se classe au 17e rang mondial par sa superficie terrestre et, selon les estimations de 2017, occupe la même position en termes de population. Ce n’est pas un petit pays que l’on peut « prendre » en quelques jours, même avec les capacités financières et militaires des États‑Unis. Avec une population de 81 millions d’habitants, même si la moitié d’entre eux soutient le renversement du régime actuel, les 40,5 millions restants ne disparaîtront pas en un instant.
En outre, la majeure partie des infrastructures critiques de l’Iran est souterraine, tandis que celles de ses ennemis sont situées en surface, comme c’est l’usage partout dans le monde. L’Iran peut donc frapper facilement des raffineries régionales, des installations de stockage de gaz, etc., ce qui provoquerait une hausse des prix partout dans le monde. Les cours du pétrole augmentent régulièrement et les prix du gaz en Europe ont doublé en seulement deux jours. Tôt ou tard, la question se posera de savoir s’il valait la peine d’attaquer l’Iran alors que le monde entier souffre actuellement des conséquences.
Bien entendu, Trump se moque de l’opinion de la communauté internationale. L’avis de ses propres électeurs lui est tout aussi indifférent. Il poursuivra les opérations militaires aussi longtemps qu’il le jugera nécessaire. Mais quels objectifs Trump entend‑il atteindre ? Il peut aujourd’hui déclarer avoir détruit les installations nucléaires et les menaces potentielles, comme il l’a fait l’été dernier. Au bout du compte, personne ne sera en mesure de vérifier si les stocks d’uranium ont réellement été détruits. Comme mentionné plus haut, presque toutes les installations nucléaires iraniennes sont souterraines, de sorte que les photographies satellites ne révèlent rien de leur état, et l’Iran est peu susceptible de partager des informations sur le succès des frappes aériennes et de missiles américaines.
La volatilité moyenne de la paire de devises EUR/USD au cours des cinq dernières séances de trading au 4 mars est de 88 pips, ce qui est considéré comme « moyen ». Nous anticipons que la paire évoluera entre 1,1500 et 1,1676 mercredi. Le canal supérieur de la régression linéaire est orienté à la hausse, ce qui indique la poursuite de la tendance haussière. L’indicateur CCI est à nouveau entré en zone de survente, signalant une possible reprise de la tendance haussière.
Niveaux de support les plus proches :S1 – 1,1475
Niveaux de résistance les plus proches :R1 – 1,1597
R2 – 1,1719
R3 – 1,1841
Recommandations de trading :La paire EUR/USD poursuit sa correction au sein de la tendance haussière. Le contexte fondamental global reste extrêmement important pour le marché et demeure très défavorable au dollar. La paire est restée sept mois dans un canal horizontal ; il est probablement temps à présent de reprendre la tendance globale de 2025. Le dollar ne dispose actuellement d’aucune base fondamentale pour une croissance à long terme. Nous observons pour l’instant une nouvelle correction d’ampleur. Si le prix se situe sous la moyenne mobile, des positions vendeuses peuvent être envisagées, avec des objectifs à 1,1500 et 1,1475, soutenues par des facteurs techniques et la situation géopolitique complexe. Au-dessus de la moyenne mobile, les positions acheteuses restent pertinentes avec des objectifs à 1,1963 et 1,2085.
Explications pour les illustrations :Les canaux de régression linéaire aident à déterminer la tendance actuelle. S’ils sont orientés dans la même direction, la tendance est forte.La ligne de moyenne mobile (paramètres : 20,0, lissée) indique la tendance de court terme et le sens privilégié pour le trading.Les niveaux de Murray représentent des niveaux cibles pour les mouvements et les corrections.Les niveaux de volatilité (lignes rouges) indiquent le canal de prix probable dans lequel la paire évoluera au cours de la journée suivante, sur la base des indicateurs de volatilité actuels.L’entrée de l’indicateur CCI en zone de survente (en dessous de -250) ou en zone de surachat (au-dessus de +250) signale un retournement imminent de la tendance dans le sens opposé.