Les marchés restent en proie à de fortes turbulences, et cela ne prendra pas fin tant que la situation au Moyen-Orient ne sera pas enfin désamorcée. Le deuxième cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis, précédemment annoncé par le président américain, a échoué. Les investisseurs font preuve d’une complaisance manifeste, partant du principe que la paix sera obtenue sans escalade vers une guerre de grande ampleur. S’agit‑il d’une pensée irrationnelle ou d’une erreur ?
Selon les médias, la délégation iranienne ne s’est tout simplement pas rendue à Islamabad et, constatant cela, J.D. Vance, le vice‑président des États-Unis, ne s’est lui non plus, de manière compréhensible, pas déplacé au Pakistan. Les marchés ont réagi à cet échec avec un calme relatif et, à mon sens, de manière suspecte. On a l’impression que les intervenants continuent de croire avec ferveur qu’un accord de paix sera trouvé. Ils pensent que les États‑Unis parviendront d’une façon ou d’une autre à contraindre Téhéran à reculer, à remettre ses stocks de combustible nucléaire aux États‑Unis et à reconnaître sa défaite dans le conflit.
Mais Téhéran n’est pas disposé à céder, pour des raisons évidentes : l’Iran ne veut pas devenir une victime des États‑Unis comme l’Irak ou la Libye, lorsque, par exemple, Kadhafi — alors dirigeant de la Jamahiriya arabe libyenne — a tout simplement renoncé au développement de son propre armement nucléaire et en a été puni, exécuté de manière ostentatoire.
Pourquoi les marchés se comportent‑ils ainsi ? D’un côté, les gens veulent vivre, veulent croire au meilleur et espérer que rien de terrible ne se produira. Mais l’histoire — et même l’histoire récente — montre que ces espoirs peuvent s’effondrer à tout moment. L’Iran comprend qu’il pourrait être détruit par les États‑Unis s’il ne résiste pas au maximum de ses capacités. Trump, désireux de s’extraire de la crise, ne parvient pas à trouver une sortie sûre qui lui permettrait de s’en aller la tête haute.
En résumé, la situation est complexe, embrouillée, opaque et difficile à interpréter. Un signal indiquant que les marchés croient à la conclusion d’un accord de paix est, par exemple, l’évolution du prix du Bitcoin, qui a commencé, assez inattendument, à progresser hier après l’échec des négociations.
Oui, l’espoir reste l’espoir, mais en réalité, la situation au Moyen‑Orient ne fait que s’aggraver, ce qui, à mon avis, conduira à une nouvelle escalade, à une hausse des prix du pétrole, à un recul de la demande d’or et de cryptomonnaies, ainsi qu’à un rebond du dollar sur le marché des changes.
Prévision du jour :
EUR/USD
La paire de devises se négocie au-dessus de 1,1740. La détérioration du sentiment de marché pourrait la faire passer sous ce niveau en direction de 1,1665. Un niveau à envisager pour des ventes est 1,1730.
#CL
Les prix du pétrole sont en hausse. Une aggravation de la crise pourrait les pousser à tester le récent sommet local à 104,45 après avoir franchi la résistance à 91,45. Un niveau à envisager pour des achats est 92,35.