Les États-Unis et l’Iran proches de la signature d’un mémorandum pour mettre fin à la guerre

Les États-Unis et l’Iran se rapprochent de la signature d’un mémorandum pour mettre fin à la guerre, mais la situation est-elle réellement aussi prometteuse ?

Selon des informations de presse, l’administration de la Maison-Blanche estime que les États-Unis et l’Iran sont sur le point de conclure un accord préliminaire qui pourrait mettre fin à la confrontation militaire dans la région du golfe Persique.

Axios rapporte que la partie américaine a transmis sa proposition et attend une réponse officielle de Téhéran dans les 48 heures. Le document est décrit comme un « mémorandum d’entente d’une page », composé de 14 points, qui a vocation à servir de base à un cessez-le-feu et au lancement de négociations plus détaillées.

Selon les informations disponibles, les principales dispositions du projet de document prévoient des concessions réciproques sur les questions les plus controversées :

- Du côté des États-Unis : Téhéran instaurerait un moratoire sur l’enrichissement de l’uranium, accepterait des inspections inopinées de l’AIEA et s’engagerait à ne jamais chercher à se doter de l’arme nucléaire.

- Du côté iranien : Washington accepterait une levée progressive des sanctions économiques et le dégel de dizaines de milliards de dollars d’avoirs iraniens.

Le mémorandum traite séparément de la question du détroit d’Ormuz. Les deux parties lèveraient les restrictions sur le transit. L’Iran rouvrirait le détroit à la navigation commerciale, tandis que les États-Unis renonceraient au blocus naval des ports iraniens.

La question la plus difficile reste la durée du moratoire sur l’enrichissement de l’uranium. Téhéran avait d’abord proposé une pause de 5 ans, tandis que Washington insistait sur 20 ans. À présent, selon les sources, les parties chercheraient un compromis dans une fourchette de 12 à 15 ans.

Mais alors que tout le monde se précipite pour acheter des actifs risqués et vendre du pétrole, il convient de rappeler l’échec de précédents pourparlers de paix préliminaires. Le précédent cycle de discussions à Islamabad en avril s’était achevé sans résultat, en grande partie à cause de la ligne dure de Téhéran sur la question nucléaire. À l’époque, l’Iran avait rejeté la proposition américaine d’un arrêt complet de l’enrichissement de l’uranium, ce qui avait fait dérailler la tentative de règlement diplomatique. L’exigence de Washington d’une cessation totale de l’activité nucléaire avait été perçue à Téhéran comme une atteinte au droit souverain à la technologie nucléaire à des fins pacifiques. Le compromis actuel, fondé sur un moratoire (et non une interdiction totale) assorti de délais définis, est devenu ce « pont diplomatique » qui faisait défaut en avril. L’avenir dira ce qu’il en sortira.

L’annonce probable d’une trêve a déclenché une réaction immédiate des marchés. En intégrant une baisse du risque géopolitique, les investisseurs ont provoqué une rotation brutale des capitaux. Avec l’affaiblissement du dollar, l’euro et la livre ont enregistré de solides gains. Les prix de l’or noir ont reculé dans l’anticipation d’une réouverture du détroit d’Ormuz, artère clé par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial.

Malgré cet optimisme, l’accord n’est pas encore finalisé. Des divergences subsistent au sein de l’establishment politique iranien, et le Secrétaire d’État Marco Rubio s’est montré sceptique quant à la volonté de Téhéran de respecter ses engagements.

Les prochaines 48 heures seront décisives pour la réponse de Téhéran, dont dépendra la transition de la région d’une phase d’escalade à une stabilisation à long terme.

Tableau technique, EUR/USD

Concernant la situation technique actuelle pour EUR/USD, les acheteurs doivent maintenant envisager comment s’emparer du niveau de 1,1800. Ce n’est qu’à cette condition qu’un test de 1,1825 sera possible. De là, un mouvement vers 1,1848 serait envisageable, mais y parvenir sans le soutien des grands intervenants sera plutôt difficile. L’objectif le plus éloigné est le sommet à 1,1895. En cas de repli seulement vers la zone de 1,1756, je m’attends à une activité notable de la part des gros acheteurs. S’il n’y a personne à ce niveau, il sera plus prudent d’attendre un nouveau plus bas à 1,1725 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1701.

Tableau technique, GBP/USD

Quant à la situation technique actuelle pour GBP/USD, les acheteurs de livre doivent franchir la résistance la plus proche à 1,3654. Ce n’est qu’alors qu’un objectif à 1,3683 sera accessible, niveau au-dessus duquel une percée sera plutôt difficile. L’objectif le plus éloigné se situe dans la zone de 1,3707. En cas de baisse, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 1,3627. S’ils y parviennent, une sortie du range portera un sérieux coup aux positions des haussiers et poussera GBP/USD vers le plus bas à 1,3598, avec une perspective de mouvement vers 1,3567.