Marchés boursiers le 2 juillet : le S&P 500 et le Nasdaq reculent légèrement

Les indices boursiers américains ont terminé en légère baisse hier. Le S&P 500 a reculé de 0,22 %, le Nasdaq 100 a chuté de 0,66 % et le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,03 %.

La vague de ventes dans le secteur américain des semi‑conducteurs s’est propagée à la Corée du Sud, ravivant les craintes que la flambée des valeurs liées à l’IA cette année ait été trop forte, trop rapide. L’indice KOSPI sud‑coréen a chuté de près de 7 % avant de se reprendre partiellement. Les actions de Samsung et SK Hynix ont perdu plus de 6 %, tandis que Kioxia, au Japon, dégringolait de 13 % après un rallye spectaculaire. Parallèlement, le Brent est tombé à son plus bas niveau depuis le début de la guerre au Moyen‑Orient.

Deux nouvelles précises ont déclenché ces ventes massives et ébranlé le récit d’une pénurie sans fin de capacités de calcul. Premièrement, des informations de presse indiquent que Meta prévoit de développer une activité d’infrastructure cloud pour vendre un accès à sa puissance de calcul et à ses modèles d’IA. Deuxièmement, des sources indiquent qu’Apple négocie l’achat de puces auprès de deux fabricants chinois, une évolution qui pourrait pénaliser les fournisseurs sud‑coréens.

Le marché pétrolier reste prévisiblement baissier. Le Brent a reculé de 1,3 % à 70,63 dollars le baril, un plus bas depuis le 27 février, à mesure que les flux transitant par le détroit d’Hormuz augmentent. Cela conforte la thèse selon laquelle la restauration des approvisionnements en provenance du golfe Persique continue de peser sur les prix, en effaçant les derniers vestiges de la prime de guerre. Un pétrole meilleur marché contribue à faire baisser l’inflation, ce qui influe directement sur les calculs des banques centrales.

L’or a progressé pour la deuxième séance consécutive, au‑dessus de 4 060 dollars, après que le président de la Federal Reserve, Kevin Warsh, a déclaré hier que les risques sur les prix s’étaient atténués ces dernières semaines. Bien que Warsh ait réaffirmé sa détermination à ramener l’inflation vers l’objectif de 2 %, ses commentaires sur le reflux des anticipations d’inflation ont été interprétés comme un signe que l’autorité monétaire n’est pas pressée de relever ses taux en juillet. Le dollar s’en est trouvé affaibli, avant de se stabiliser après deux jours de gains.

Tous les regards se tournent désormais vers le rapport sur l’emploi américain. Les économistes anticipent de solides créations de postes en juin, même si elles ne devraient probablement pas dépasser le chiffre de mai. Les embauches devraient être particulièrement dynamiques dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie, portés par la Coupe du monde, tandis que l’emploi dans le secteur public pourrait enregistrer sa plus forte progression annuelle. C’est le véritable tournant. Si le rapport confirme la vigueur du marché du travail, les paris sur une hausse des taux en septembre se renforceront, ce qui remettrait l’or sous pression et soutiendrait le dollar. Si les chiffres déçoivent, les arguments en faveur d’une pause gagneront en poids.

Une analyse technique du S&P 500 suggère que la tâche immédiate des acheteurs aujourd’hui est de franchir la résistance à 7 474 $. Cela témoignerait de leur force et ouvrirait la voie vers 7 494 $. S’approprier le niveau de 7 518 $ renforcerait encore la position des haussiers. À la baisse, les acheteurs doivent défendre 7 451 $. Une rupture à ce niveau ramènerait rapidement l’indice vers 7 427 $ et ouvrirait la voie à 7 404 $.