Marchés boursiers le 8 juillet : le S&P 500 et le NASDAQ chutent fortement

Hier, les indices boursiers ont accusé de fortes pertes pour de bonnes raisons. Le S&P 500 a reculé de 0,45 %, et le Nasdaq 100 a chuté de 1,16 %. Le Dow Jones Industrial Average a perdu 0,25 %.

Le conflit au Moyen-Orient s’est fortement intensifié et les marchés ont réagi par un mouvement classique de fuite vers le risque — mais sans véritable panique. Le Brent a bondi de plus de 3 % au‑dessus de 76 USD/baril après que les États‑Unis ont lancé de nouvelles frappes aériennes contre l’Iran et révoqué les autorisations d’achats de pétrole iranien dans le monde, en réponse à une série d’attaques contre des navires dans le détroit d’Hormuz.

La riposte américaine a été de grande ampleur. Le US Central Command a indiqué que les forces américaines avaient mené une série de frappes offensives contre l’Iran, touchant plus de 80 cibles. Il ne s’agissait pas d’une action de représailles limitée, mais d’une opération d’envergure qui relève sensiblement les enjeux du conflit.

La réaction des marchés actions a toutefois été nettement plus modérée qu’on aurait pu l’anticiper au vu de l’escalade. L’indice MSCI Asia n’a reculé que d’environ 0,4 %, les contrats à terme sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont cédé près de 0,2 %, et les contrats européens ont perdu environ 0,3 %. Cela contraste avec les épisodes de panique observés au début de la guerre. Tant que l’accord‑cadre restera officiellement en place et que les volumes de transit maritime continueront de se redresser plutôt que de s’effondrer, la réaction du marché restera limitée. Fait notable, plusieurs navires ont tout de même traversé le détroit d’Hormuz dans les premières heures de mercredi malgré les frappes contre les pétroliers.

Les réactions ont été plus marquées dans certains segments, en particulier en Asie. Le KOSPI sud‑coréen a chuté de plus de 6 %, s’approchant d’une zone de marché baissier sur le plan technique. Ce repli reflète non seulement la géopolitique, mais aussi une rotation persistante des capitaux : les investisseurs retirent des fonds de valeurs de la mémoire jugées surchauffées et les réallouent vers des histoires technologiques en retard — par exemple, Alibaba a bondi de plus de 10 % à Hong Kong. Le choc géopolitique est venu se superposer à une re‑valorisation déjà en cours du secteur de l’IA, accélérant les prises de bénéfices sur les titres les plus surchauffés.

Les rendements des obligations d’État à 10 ans ont augmenté en Australie, au Japon et en Nouvelle‑Zélande, ces banques centrales ayant relevé leurs taux directeurs comme prévu. Les Treasuries américains se sont stabilisés après la baisse de mardi. L’indice du dollar est resté stable après un gain de 0,2 % la veille. L’or évolue dans une fourchette étroite au‑dessus de 4 100 USD/l’oz, les investisseurs attendant des signaux plus clairs de la Fed sur sa politique plutôt que de se précipiter vers des valeurs refuges. Le Bitcoin a reculé d’environ 1,5 %.

D’un point de vue technique, le graphique journalier indique que la tâche immédiate des acheteurs est de franchir le niveau de résistance à 7 518 $. Cela confirmerait le potentiel haussier et ouvrirait la voie vers 7 544 $. Conserver la main au-dessus de 7 574 $ renforcerait davantage la position des acheteurs. À la baisse, les acheteurs doivent défendre la zone des 7 494 $. Une rupture sous ce niveau ramènerait probablement l’indice vers 7 474 $ et ouvrirait la voie à 7 451 $.