Hier, le dollar américain s’est effondré face aux actifs risqués, et il y avait des raisons objectives à cela.
Hier, la Federal Reserve a maintenu son taux inchangé, mais la décision a été assez controversée. Trois présidents régionaux de la Fed — Hammack, Kashkari et Logan — ont appelé à une hausse immédiate de 25 points de base, marquant la division la plus significative au sein de la Fed depuis que Kevin Warsh a pris la présidence. Le communiqué publié à l’issue de la réunion a dressé un tableau contrasté : l’économie continue de croître à un rythme stable malgré les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient ; le chômage a peu évolué ; et l’inflation reste au‑dessus de l’objectif de 2 %, en partie en raison de chocs d’offre et d’énergie. Lors de la conférence de presse, Warsh a indiqué que la pause ne devait pas être interprétée comme une inaction de long terme.
Warsh a également détaillé la logique derrière la division lors du vote, décrivant la discussion comme active et substantielle, et a souligné que l’objectif d’inflation n’est pas une référence flexible : cinq années de forte inflation ont créé l’illusion que la véritable cible de la Fed était supérieure à 2 %. Pour l’euro et la livre, ce résultat a apporté un soutien considérable. La déception liée à l’absence de resserrement a affaibli la demande de dollar, permettant aux deux devises européennes de se renforcer. Les paires EUR/USD et GBP/USD se sont envolées dans le sillage du repli du dollar, et l’ampleur de leur progression a été déterminée par la manière dont le marché a jugé accommodante la décision d’hier.
Aujourd’hui, l’euro a la possibilité de poursuivre sa hausse, mais cela nécessitera un solide bloc de données européennes. L’attention se portera sur le PIB et l’indice des prix à la consommation de l’Allemagne, ainsi que sur les indicateurs correspondants pour le PIB de la zone euro et le taux de chômage. Le PIB reflète la croissance économique et sert de base pour évaluer la santé de l’économie ; l’indice des prix à la consommation capte les pressions inflationnistes et influence les anticipations concernant le taux de la BCE, tandis que le taux de chômage caractérise l’état du marché du travail. Ensemble, ces publications offrent une vue d’ensemble, et le marché les évaluera de façon globale.
Seules des données nettement solides permettront à la monnaie unique de maintenir son mouvement haussier. Une forte croissance économique combinée à une inflation maîtrisée renforcera les arguments en faveur d’une politique plus stricte de la Banque centrale européenne et soutiendra la paire EUR/USD. En revanche, si les chiffres déçoivent, l’euro manquera du soutien nécessaire pour prolonger sa récente progression, au risque d’une correction.
En ce qui concerne la livre, tous les regards seront tournés vers la décision de la Bank of England sur le taux d’intérêt directeur et vers le rapport de politique monétaire qui l’accompagne. La décision sur les taux affecte directement les rendements des actifs libellés en livre, tandis que le rapport dévoile la vision de la banque centrale sur l’inflation et l’économie, façonnant ainsi les anticipations quant aux prochaines étapes. Les économistes prévoient un maintien du taux inchangé, et un tel scénario pourrait en partie affaiblir la position de la devise britannique, car l’absence de resserrement réduit son attractivité face au dollar. Toutefois, beaucoup dépendra non seulement du verdict lui‑même, mais aussi du ton du rapport. Des signaux fermes sur l’inflation pourraient soutenir la livre même si le taux reste inchangé, tandis qu’un langage prudent pourrait accentuer la pression sur la paire GBP/USD.
Dans l’attente de la décision, la devise britannique devrait rester contenue, et une forte hausse de la volatilité est attendue à la publication des résultats de la réunion.
Si les données sont conformes aux prévisions des économistes, il est préférable d’agir en se basant sur la stratégie de Mean Reversion. Si les chiffres s’écartent fortement des attentes à la hausse comme à la baisse, la stratégie de Momentum sera la plus appropriée.
Stratégie Momentum (Breakout) :Pour EUR/USDUn achat sur une cassure de 1,1458 pourrait entraîner une hausse de l’euro vers 1,1474 puis 1,1501 ;Une vente sur une cassure de 1,1442 pourrait entraîner une baisse de l’euro vers 1,1426 puis 1,1409 ;Pour GBP/USDUn achat sur une cassure de 1,3357 pourrait entraîner une hausse de la livre vers 1,3383 puis 1,3417 ;Une vente sur une cassure de 1,3328 pourrait entraîner une baisse de la livre vers 1,3299 puis 1,3275 ;Pour USD/JPYUn achat sur une cassure de 163,76 pourrait entraîner une hausse du dollar vers 163,99 puis 164,26 ;Une vente sur une cassure de 163,48 pourrait entraîner une baisse du dollar vers 163,18 puis 162,92 ;Stratégie Mean Reversion (Reversion) :Pour l’USD/CADEnvisagez de vendre après une cassure haussière avortée au-dessus de 1,4058 suivie d’un retour sous ce niveau ;Envisagez d’acheter après une cassure baissière avortée en dessous de 1,4039 suivie d’un retour vers ce niveau ;