Le marché ne prête aucune attention aux statistiques négatives sur l’emploi ni au ralentissement continu de l’inflation aux États‑Unis. Il « espère » désormais le rapport sur l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE Price Index), estimant qu’une hausse de cet indice pourrait servir d’argument en faveur d’un relèvement des taux d’intérêt en septembre.
Dans l’ensemble, une situation intéressante s’est développée sur le marché, une situation qui s’est déjà produite dans l’histoire de la confrontation entre les acteurs du marché et la Fed. Les grands intervenants exercent une pression sur le régulateur, l’exhortant à prendre des mesures qui leur seraient favorables, tout en répétant l’affirmation bien connue selon laquelle la banque centrale perdrait en crédibilité. Par exemple, pendant la crise des prêts hypothécaires de 2008–2009, les représentants des marchés financiers ont insistamment appelé les autorités financières américaines à distribuer de « l’argent hélicoptère » et à mettre en œuvre un assouplissement quantitatif, inondant de fait l’économie américaine de dollars non garantis. Les autorités financières ont fini par céder et accéder à ces demandes, et le système financier américain est alors entré dans une phase de déclin prolongée dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.
Ainsi, nous assistons aujourd’hui à quelque chose de similaire. Les grands acteurs du marché tentent d’influencer la Réserve fédérale. Il est possible que nous n’aurions pas constaté une pression aussi forte si la Fed avait, comme auparavant, commencé à envoyer des signaux sur son intention ou non de relever les taux d’intérêt. Cependant, Kevin Warsh ne souhaite pas le faire, estimant que les participants au marché doivent procéder à leurs propres évaluations plutôt que de s’en remettre à des signaux clairs et explicites.
En réalité, la confrontation actuelle crée une incertitude sur les marchés, qui se reflète dans des réactions nerveuses à la publication de données économiques américaines importantes. La réaction initiale est effectivement adéquate — par exemple, face à des chiffres extrêmement faibles sur le marché du travail, qui étaient très négatifs — mais ensuite, le marché revient à son comportement précédent, l’idée selon laquelle les taux d’intérêt doivent être relevés tant que l’inflation demeure au‑dessus de l’objectif de 2 % reprenant le dessus.
À quoi peut-on s’attendre sur les marchés aujourd’hui ?Je pense que l’absence de publications économiques majeures aujourd’hui favorisera une évolution latérale sur l’ensemble des marchés.
Prévisions quotidiennes :L’or a trouvé un support à 4310,00. Le prix est en phase de reprise, ce qui pourrait conduire à une hausse limitée vers l’objectif de 4427,94. Le niveau de stop-loss pourrait être fixé à 4218,66. Le niveau de 4363,80 pourrait servir de point d’entrée pour une position longue.
AUD/USDLa paire se négocie au-dessus de 0,7055. Elle pourrait monter vers 0,7090. Le niveau de stop-loss pourrait être fixé à 0,7041. Le niveau de 0,7064 pourrait servir de point d’entrée pour un achat sur repli.