La situation au Moyen-Orient se rapproche une fois de plus d’un point critique. Ce week-end, les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes, et de nombreux intervenants de marché ont à peine réagi. Washington et Téhéran ont régulièrement croisé le fer, même pendant les périodes où une forme de négociations indirectes était encore en cours ou lorsque des accords de cessez-le-feu avaient déjà été signés. Par conséquent, un nouveau cycle de frappes réciproques n’a surpris ni inquiété personne.
Cette semaine, toutefois, la rhétorique des deux camps est redevenue ouvertement conflictuelle. Donald Trump a d’abord déclaré que l’Iran serait détruit s’il répondait aux dernières attaques américaines. Trump croit-il sérieusement que l’Iran n’a pas le droit de réagir aux frappes américaines ? J’ai déjà entendu cette formulation plus d’une fois. Par exemple, lorsqu’il a imposé des droits de douane de 50 % sur le Canada et que Mark Carney a aussitôt annoncé des mesures de rétorsion symétriques, Trump s’en est également offusqué et a commencé à préparer un nouveau paquet de mesures en réponse à la riposte canadienne. En d’autres termes, le président américain semble convaincu que seuls les États-Unis ont le droit de définir l’ordre mondial et que tous les autres États doivent s’y conformer.
L’Iran, de son côté, continue de défendre la position inverse. Quoi que le reste du monde puisse penser de l’Iran et de sa politique, la confiance accordée aujourd’hui à Téhéran est plus grande qu’à Washington. D’ailleurs, quelqu’un a-t-il vu le moindre signe réel de blocus économique de l’Iran ? Il y a une semaine, le président américain annonçait au monde entier que des sanctions seraient imposées à tout pays continuant à faire des affaires avec l’Iran, « avec effet immédiat ». Il semble que le dirigeant américain ait déjà oublié ses propres projets. Ou peut-être en a-t-il reconnu l’inanité. À tout le moins, la Chine n’a pas été effrayée par ces menaces. La Turquie et l’Irak non plus.
Après six ou sept mois de menaces constantes contre l’Iran, une autre question se pose naturellement : si Trump est prêt à détruire l’Iran, pourquoi ne l’a-t-il pas déjà fait ? Manque-t-il de missiles ? Ou s’agit-il simplement d’une tactique de pression verbale permanente ? S’il s’agit de la seconde hypothèse, alors, à mon sens, presque plus personne dans le monde ne prend au sérieux les menaces de Trump. Téhéran a déjà fait une déclaration officielle indiquant que des frappes de représailles seront bientôt menées et que l’Amérique regrettera ses dernières attaques. Par conséquent, on ne peut guère s’attendre, à court terme, qu’à une nouvelle escalade. Les prix du Brent se rapprochent à nouveau des 100 dollars le baril, et la géopolitique pourrait redevenir un allié du dollar.
Veuillez également consulter mes autres articles :
Analyse par vagues de l’EUR/USD :
Sur la base de mon analyse de l’EUR/USD, je conclus que l’instrument reste inscrit dans un segment de tendance haussière (graphique inférieur), tandis qu’à plus court terme il est passé dans une nouvelle séquence de vagues ascendantes. À mon sens, c’est un excellent moment pour constituer des positions longues. À moins que le segment de tendance baissière entamé le 28 janvier ne prenne la forme d’une structure baissière en cinq vagues plus étendue — ce qui nécessiterait un flux d’actualités nettement favorable au dollar — l’EUR/USD se trouve au tout début d’un nouveau segment de tendance haussière prolongée, avec des objectifs qui s’étendent jusqu’à la zone de 1,25.
Analyse par vagues du GBP/USD :
La structure de vagues du GBP/USD a pris une forme parfaitement claire. On observe désormais sur les graphiques une structure corrective A–B–C nette, et celle-ci est arrivée à son terme. J’attends donc la construction d’une séquence de vagues haussières qui adopte une forme impulsive et coïncide avec la structure impulsive de l’EUR/USD. Si cela est correct, la livre se trouve actuellement dans la troisième vague, et les objectifs pour l’ensemble du segment de tendance se situent au-dessus de la zone de 1,39. Pour les prochains mois, je n’envisage que des opérations à l’achat.
Principes de base de mon analyse :
1. Les structures de vagues doivent être simples et claires. Les structures complexes sont difficiles à trader et souvent sujettes à des modifications.
2. En l’absence de conviction sur ce qui se passe sur le marché, il vaut mieux ne pas y entrer.
3. Il ne peut jamais y avoir de certitude à 100 % quant à la direction. N’oubliez pas de placer des ordres stop-loss de protection.
4. L’analyse par vagues peut être combinée avec d’autres formes d’analyse et d’autres stratégies de trading.