Aujourd’hui, mercredi, la paire GBP/USD a suscité un vif intérêt à l’achat, le taux de change atteignant 1,3475, son plus haut niveau depuis le 16 septembre. Cette envolée a été largement alimentée par un affaiblissement généralisé du dollar américain.
Le US Dollar Index (DXY), qui mesure la performance du dollar américain face à un panier d’autres devises, est tombé à son plus bas niveau mensuel.
La baisse de l’indice a été déclenchée par les premiers résultats des élections de mi-mandat aux États‑Unis, qui laissaient envisager une probabilité accrue de victoire du Parti démocrate. La paralysie politique potentielle à Washington qui résulterait d’un tel scénario a traditionnellement tendance à encourager les flux de capitaux vers les actifs refuges, comme les obligations du Trésor américain, ce qui en fait baisser les rendements.
Par ailleurs, les nouvelles perspectives d’un règlement diplomatique des tensions avec l’Iran ont encore réduit l’attrait du dollar américain en tant que valeur refuge, offrant un soutien supplémentaire à la paire GBP/USD.
Mardi, le président américain Donald Trump a déclaré, dans une interview accordée au Financial Times, qu’aucune frappe contre l’Iran n’était envisagée dans un avenir proche. Cette déclaration a nourri l’optimisme quant à la possibilité d’un règlement diplomatique du conflit entre les États‑Unis et l’Iran, incitant les intervenants de marché à retirer la prime de risque géopolitique de leurs anticipations.
Dans le même temps, la livre sterling continue de faire preuve de résilience et surperforme de nombreuses autres devises. Cette performance est soutenue par l’accalmie des inquiétudes concernant les perspectives budgétaires du Royaume‑Uni à la suite des dernières publications macroéconomiques, ainsi que par la confiance grandissante des investisseurs dans le fait que la Bank of England relèvera son principal taux directeur lors de sa réunion de jeudi.
Parallèlement, les dernières données du Department of Labor américain, publiées dans l’enquête mensuelle Job Openings and Labor Turnover Survey (JOLTS), ont montré que le rythme des embauches restait solide. Le nombre de postes à pourvoir est monté à 7,5 millions en septembre, dépassant les prévisions. Sur fond de risques d’inflation persistants alimentés par la cherté de l’énergie, ces chiffres renforcent les anticipations d’un resserrement monétaire supplémentaire par la Federal Reserve américaine. Toutefois, malgré ces éléments, le dollar américain n’a pas réussi à trouver de soutien, ce qui laisse penser que de nouvelles hausses restent le scénario le plus probable pour la paire GBP/USD.
À court terme, les opérateurs devront suivre de près la publication du rapport ADP sur l’emploi dans le secteur privé et l’indice ISM Services Purchasing Managers' Index (ISM Services PMI), qui pourraient tous deux influencer l’orientation de la paire au cours de la séance nord‑américaine. Néanmoins, les principaux événements de la semaine seront la décision de politique monétaire de la Bank of England jeudi et le principal indicateur du marché du travail américain, le rapport Nonfarm Payrolls (NFP), attendu vendredi. Compte tenu de l’ensemble des facteurs fondamentaux favorables, tout repli correctif de court terme sur la paire GBP/USD devrait être perçu par les intervenants comme une opportunité d’ouvrir des positions acheteuses.
D’un point de vue technique, la paire GBP/USD présente un biais haussier à court terme. Elle a nettement franchi à la hausse la moyenne mobile simple (SMA) à 200 jours, actuellement située autour de 1,3424, puis dépassé le seuil de 1,3450, avec pour prochain objectif le niveau psychologique de 1,3500. Cette dynamique des prix indique que les acheteurs défendent activement cette zone clé après la reprise de la fourchette de négociation au sein de la tendance baissière récente. Le prochain niveau de résistance se situe à 1,3570. À l’inverse, le support le plus proche est assuré par la SMA à 200 jours. Une zone de demande plus conséquente pourrait se former autour des SMA à 100 jours et 50 jours. Entre‑temps, les oscillateurs évoluent en territoire positif, ce qui indique que les acheteurs gardent l’avantage.
Le tableau ci‑dessous présente les variations en pourcentage actuelles du dollar américain face aux principales devises mondiales. La faiblesse la plus marquée du dollar américain est observée face au dollar néo‑zélandais.