La livre sterling a complètement ignoré des données importantes montrant que la croissance économique nationale au quatrième trimestre est ressortie en dessous des prévisions. Cela s'est produit parce que l'investissement des entreprises a reculé et que le secteur des services a stagné, ce qui a accru la pression sur le Premier ministre Keir Starmer.

Selon l’Office for National Statistics, le produit intérieur brut du Royaume‑Uni a augmenté de 0,1 %. Cela fait suite à une croissance de 0,1 % au troisième trimestre et reste inférieur à la prévision médiane des économistes, qui tablait sur 0,2 %. En décembre, l’économie ne s’est accrue que de 0,1 % également.
La faiblesse de la croissance du PIB reflète les difficultés auxquelles le Royaume‑Uni est confronté pour maintenir son élan économique dans un contexte d’incertitude mondiale. La période de fin d’année s’est révélée particulièrement difficile. Les hausses d’impôts introduites par le gouvernement ont probablement pesé sur les dépenses de consommation et sur l’investissement. Les tensions commerciales initiées par les États‑Unis ont créé des obstacles supplémentaires pour les exportateurs et importateurs britanniques, compliquant les échanges internationaux.
Au dernier trimestre, le principal soutien est venu des dépenses publiques, qui ont augmenté de 0,4 %. La consommation des ménages est restée atone, ne progressant que de 0,2 %, tandis que l’investissement des entreprises a reculé de 2,7 %, sa plus forte baisse depuis 2021. Le rapport a également indiqué que le commerce extérieur avait eu un impact négatif sur la production, le déficit des biens et services s’étant creusé.
L’ONS a ajouté que, même si le budget présenté le 26 novembre par la chancelière Rachel Reeves avait permis d’éviter des effets négatifs supplémentaires immédiats, les entreprises et les consommateurs sont restés prudents en décembre.
Malgré ces éléments défavorables, l’économie a progressé de 1,3 % sur l’ensemble de l’année 2025 — contre 1,1 % en 2024 et bien au‑dessus de la prévision de 1,0 % formulée par les économistes à la même époque l’an dernier. Ces chiffres ont confirmé que le Royaume‑Uni était le membre européen du G7 à la croissance la plus rapide parmi les économies avancées. Cependant, la croissance a été inégale : une expansion plus vigoureuse a eu lieu au premier semestre, suivie de performances plus faibles au cours des six derniers mois. L’investissement des entreprises est resté globalement au niveau précédent, avec une hausse de 3,5 %.

Comme indiqué ci‑dessus, le marché des changes n’a pratiquement pas réagi aux statistiques publiées.
En ce qui concerne la paire GBP/USD, les acheteurs de livre sterling doivent s’emparer de la première résistance située à 1,3660. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront viser 1,3705, au‑dessus de laquelle une cassure serait difficile à réaliser. L’objectif plus ambitieux se situe autour de 1,3730. En cas de repli de la paire, les vendeurs tenteront de reprendre la main autour de 1,3610. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone porterait un sérieux coup aux positions acheteuses et pourrait entraîner une baisse de GBP/USD vers 1,3580, avec une marge de recul supplémentaire jusqu’à 1,3545.
