Le choix par Donald Trump d’un nouveau président pour la Réserve fédérale a montré que la dynamique des paires en dollar est influencée non seulement par la macroéconomie, mais aussi par des individus précis. Il suffit de se rappeler comment la seule mention du nom de Kevin Warsh a pesé sur l’effondrement des cours de l’or. Le marché a vu apparaître une personnalité plus « hawkish » que prévu, ce qui a renforcé le dollar. Auparavant, ce dernier avait reculé en raison des craintes qu’une « dove » affirmée ne prenne la tête de la banque centrale. Une situation similaire se déroule actuellement en Europe, contribuant à la dynamique de l’EUR/USD.
Compte tenu de l’évolution de la scène politique en France, la volonté de l’UE de trouver rapidement un successeur à Christine Lagarde, dont le départ est prévu pour 2027, paraît logique. Emmanuel Macron a de fortes chances de perdre face à Marine Le Pen ou à un autre candidat de droite lors des prochaines élections, et ces inquiétudes agitent Bruxelles. De la même manière que l’apparition d’un « shadow chair » à la Fed aux États-Unis pourrait influencer les perspectives de moyen terme de l’EUR/USD, l’arrivée d’une « dove » ou d’un « hawk » au sommet de la Banque centrale européenne pourrait également avoir des effets significatifs.
Dynamique des chances des candidats au poste de président de la BCE

Bien que les experts de Bloomberg considèrent qu’Isabel Schnabel possède les qualifications les plus élevées, ils estiment que Klaas Knot, originaire des Pays-Bas, a de bonnes chances de devenir le président de la BCE. Les Allemands comme les Néerlandais sont de fervents partisans du resserrement de la politique monétaire. Si un faucon prend la tête du Conseil des gouverneurs, le taux de dépôt pourrait risquer d’augmenter dès 2026.
Selon Capital Group, la BCE entamera un cycle de resserrement monétaire d’ici la fin de l’année, en raison de l’accélération de la croissance économique et de l’inflation dans la zone euro. Par conséquent, l’EUR/USD pourrait repasser au-dessus de 1,20 et s’y maintenir durablement. Cette vision contredit les attentes du marché à terme, qui attribue une faible probabilité à une baisse du taux de dépôt. Le scénario de base prévoit que le coût du crédit restera à 2 % jusqu’à la fin de 2026.
L’accélération économique pourrait être renforcée par les informations selon lesquelles la Suède pourrait rejoindre la zone euro. Le conflit armé en Ukraine a fortement influencé la position de ce pays. Dans un premier temps, Stockholm a rejoint l’OTAN et envisage maintenant de remplacer la couronne par l’euro. Lorsque les habitants ont rejeté cette idée lors du référendum de 2003, ils se sont fondés sur le principe qu’une monnaie nationale plus faible aiderait les exportations.

Cependant, au cours de l’année écoulée, la couronne s’est appréciée de plus de 16 % par rapport au dollar américain, affichant ainsi la deuxième meilleure performance parmi les 30 devises les plus liquides suivies par Bloomberg. Par conséquent, l’opinion en Suède concernant l’adhésion au bloc monétaire est en train d’évoluer.
D’un point de vue technique, le graphique journalier de l’EUR/USD montre une phase de consolidation à court terme, avec la formation de plusieurs dojis. Dans ces conditions, il est judicieux de placer un ordre différé à l’achat à 1,189 et un ordre à la vente à 1,1845, puis d’attendre de voir lequel sera déclenché en premier. En cas d’activation du stop-loss, cette stratégie peut être réutilisée.
