Alors que l’euro continue de peiner, cédant nettement du terrain face au dollar américain, des rumeurs de changements imminents à la tête de la Banque centrale européenne circulent sur les marchés financiers. Selon plusieurs médias, la Présidente de la BCE, Christine Lagarde, pourrait quitter ses fonctions avant la fin de son mandat de huit ans, qui court jusqu’en octobre 2027.

La décision de Lagarde serait liée à sa volonté de démissionner avant l’élection présidentielle française d’avril prochain. Un départ aussi opportun créerait, semble-t-il, des conditions favorables pour que le président Emmanuel Macron et le dirigeant allemand Friedrich Merz coopèrent afin de trouver et de nommer un successeur. Même si le calendrier précis d’une éventuelle démission reste inconnu, la simple évocation d’un tel scénario influe déjà sur les anticipations des marchés.
Ce possible changement de direction à la BCE intervient à un moment opportun, alors que l’économie européenne affiche une confiance raisonnable et ne fait plus face à des problèmes aigus, ni en matière d’inflation ni sur le marché du travail. La nomination d’un nouveau président de la BCE serait un facteur clé pour déterminer la trajectoire future de la politique monétaire de la zone euro, y compris les décisions relatives aux taux d’intérêt et aux programmes de soutien à l’économie.
Répondant aux questions des journalistes au sujet de ces rumeurs, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a adopté une position prudente. « J’ai lu une rumeur à propos de Lagarde, je l’ai découverte, cela ne me semble pas être une information ; je laisse la BCE s’exprimer, mais ce n’est qu’une rumeur », a-t-il déclaré devant les parlementaires à Paris.
La BCE a indiqué ce qui suit à ce sujet : « La présidente Lagarde est totalement concentrée sur sa mission et n’a pris aucune décision concernant la fin de son mandat », a déclaré un porte-parole de la BCE.
On n’a pas constaté de réaction notable sur les marchés : l’euro n’a reculé que légèrement, tandis que le dollar se renforçait face à la plupart des grandes devises. De nombreux intervenants ont apparemment jugé qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions sur un impact potentiel pour la monnaie unique européenne.
Rappelons que des spéculations sur un départ anticipé de Lagarde avaient déjà circulé : en juin dernier, elle avait cherché à dissiper ces rumeurs en affirmant qu’elle était déterminée à mener son mandat à terme. Dans un récent entretien accordé à Bloomberg, elle a déclaré qu’elle n’était « pas du genre à abandonner ».
La configuration technique de EUR/USD suggère que les acheteurs devraient envisager de reconquérir le seuil de 1,1800. Cela ouvrirait la voie à un test de 1,1830. À partir de là, un mouvement vers 1,1860 est possible, même si aller au-delà sans le soutien des grands intervenants serait difficile. L’objectif étendu se situe au sommet à 1,1890. En cas de repli, un intérêt acheteur significatif est probable autour de 1,1770. Si les acheteurs ne se manifestent pas à ce niveau, il serait prudent d’attendre un nouveau creux à 1,1740 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1710.
Pour ce qui est de GBP/USD, les acheteurs doivent s’emparer de la résistance la plus proche à 1,3500. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront viser 1,3530, au-dessus duquel une cassure serait difficile à obtenir. L’objectif étendu est la zone autour de 1,3560. Si la paire recule, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 1,3465. S’ils y parviennent, une cassure de cette zone porterait un sérieux coup aux positions acheteuses et pourrait faire reculer GBP/USD vers 1,3430, avec une marge d’extension jusqu’à 1,3400.
