Au cours de la séance de lundi, la paire EUR/USD est montée jusqu’au niveau de correction de 50,0 % à 1,1830, a ensuite inversé sa trajectoire en faveur du dollar américain et a reculé vers le niveau de Fibonacci de 61,8 % à 1,1770. Un rebond à partir de 1,1770 favoriserait l’euro et entraînerait une légère hausse en direction de 1,1830. Une consolidation en dessous de 1,1770 augmenterait la probabilité d’une nouvelle baisse vers le prochain niveau de correction de 76,4 % à 1,1696.

La structure des vagues sur le graphique horaire reste simple. La dernière vague haussière achevée n’a pas réussi à dépasser le sommet précédent, tandis que la dernière vague baissière a enfoncé le creux précédent. Ainsi, la tendance demeure baissière. Les acheteurs ont marqué une pause au sein d’une offensive de grande ampleur qui aurait été impossible sans Donald Trump, et cette pause s’est considérablement prolongée. Toutefois, le refus de fait du président américain de se conformer à la décision de la Cour suprême pourrait ramener les acheteurs sur le marché.
Lundi, le contexte d’actualité était pratiquement inexistant, car les indices de l’institut Ifo en provenance d’Allemagne n’ont pas réussi à éclipser des nouvelles et des sujets bien plus importants. Le marché n’a pratiquement pas réagi à la décision de Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane de 15 % sur les échanges commerciaux, ce qui signifie de facto non seulement la poursuite, mais aussi l’escalade de la guerre commerciale. Trump a montré que même la Cour suprême des États‑Unis ne peut pas annuler sa décision, ce qui implique que les futures tentatives d’influer sur sa volonté par la voie judiciaire sont vouées à l’échec.
Pourquoi le dollar est‑il si stable dans le contexte d’actualités actuel ? À mon sens, tout tourne autour de l’Iran. En envoyant plusieurs armadas de navires de guerre dans le golfe Persique, le président américain montre au monde — et à Téhéran en particulier — qu’il entend obtenir gain de cause sur la question de l’accord nucléaire. À l’heure actuelle, les négociations entre Téhéran et Washington semblent plus formelles qu’une véritable tentative des deux parties de parvenir à un accord. Les positions des deux capitales diffèrent radicalement. Washington exige un désarmement nucléaire complet ; Téhéran refuse. Par conséquent, la probabilité d’un accord est négligeable. Le monde se prépare à une opération militaire en Iran, et le dollar profite de son statut d’actif refuge — un statut qui a été sérieusement ébranlé en 2025.

Sur le graphique en 4 heures, la paire a rebondi à partir du niveau correctif de 61,8 % à 1,1748 et s’est retournée en faveur de l’euro, en se consolidant au-dessus du niveau de Fibonacci de 76,4 % à 1,1813. Cependant, une divergence baissière sur l’indicateur CCI a permis un retournement en faveur du dollar américain et une nouvelle baisse en direction de 1,1748. Un nouveau rebond à partir de ce niveau permettrait de nouveau une certaine progression vers 1,1813 et 1,1919, tandis qu’une consolidation en dessous de 1,1748 augmenterait la probabilité d’une poursuite du recul.
Rapport Commitments of Traders (COT) :

Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont clôturé 7 155 positions longues et 1 330 positions courtes. Le sentiment du groupe « Non-commercial » reste haussier grâce à Donald Trump et à ses politiques, et il continue de se renforcer avec le temps. Le nombre total de positions longues détenues par les spéculateurs s’élève désormais à 312 000, contre 137 000 positions courtes — soit plus du double en faveur des acheteurs.
Pendant trente-trois semaines consécutives, les grands intervenants ont réduit leurs positions courtes et augmenté leurs positions longues. Puis est survenu le shutdown, et nous observons à présent le même schéma : les traders professionnels continuent d’augmenter leurs positions longues. Les politiques de Donald Trump restent le facteur le plus important pour les traders, car elles génèrent de nombreux problèmes qui auront des conséquences à long terme et structurelles pour les États-Unis. Par exemple, une nette détérioration du marché du travail (2025), un recul de la réputation internationale et des sorties de capitaux des États-Unis. Les traders s’inquiètent également d’une éventuelle perte d’indépendance de la Federal Reserve en 2026 et des ambitions géopolitiques de Donald Trump.
Calendrier des nouvelles pour les États-Unis et la zone euro :
États-Unis – ADP Employment Change (hebdomadaire) (13:00–15:00 UTC).
Le 24 février, le calendrier économique ne comporte qu’une publication secondaire. L’influence du contexte d’actualité sur le sentiment de marché mardi pourrait être extrêmement limitée.
Prévisions et recommandations de trading pour l’EUR/USD :
Des ventes étaient possibles sur le graphique horaire après un rebond depuis 1,1830, avec des objectifs à 1,1770 et 1,1696. Le premier objectif a été atteint. Des positions acheteuses sont possibles après un rebond depuis 1,1770 sur le graphique horaire, avec des objectifs à 1,1830 et 1,1889.
Les grilles de Fibonacci sont tracées de 1,1805 à 1,1578 sur le graphique horaire et de 1,1919 à 1,1471 sur le graphique 4 heures.
