logo

FX.co ★ L’EUR continue de baisser

L’EUR continue de baisser

Donald Trump affirme que l’Iran cherche à conclure un accord avec les États‑Unis. Cependant, Téhéran dément aussitôt cette information et, pour le démontrer, commence à bombarder les pays voisins. L’escalade du conflit géopolitique est évidente. Pourtant, au lieu de poursuivre sa chute, l’EUR/USD se met à monter. L’euro se serait‑il lassé de sa propre faiblesse ?

En réalité, plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi la principale paire de devises pourrait connaître des mouvements de correction ou de consolidation. Les investisseurs comparent le conflit au Moyen‑Orient aux événements survenus il y a quatre ans, lorsque les hostilités ont atteint le territoire ukrainien. Néanmoins, Credit Agricole met en avant plusieurs différences importantes. Premièrement, cette fois, la confrontation est d’ampleur mondiale. Elle menace non seulement l’économie européenne, mais aussi l’économie mondiale. Dans cette optique, la chute de l’EUR/USD en mars peut paraître excessivement rapide.

Réaction des devises du G10 au conflit au Moyen‑Orient

L’EUR continue de baisser

Deuxièmement, une chute de l’euro sous la parité, comme en 2022, est peu probable. À l’époque, les prix du gaz avaient dépassé 300 € par mégawattheure. Aujourd’hui, ils fluctuent entre 50 € et 60 €. En outre, la Banque centrale européenne était alors très en retard sur la Federal Reserve. Lorsque Washington a commencé à relever ses taux de manière agressive, Francfort se demandait encore s’il fallait l’imiter.

Aujourd’hui, la situation est complètement différente. Le marché à terme anticipe une longue pause dans le cycle de resserrement monétaire de la Federal Reserve et deux hausses du taux de dépôt de la Banque centrale européenne en 2026, de 2 % à 2,5 %.

Dynamique des anticipations de marché concernant le taux de la BCE

L’EUR continue de baisser

Troisièmement, il n’y a pas encore eu de ventes massives d’obligations européennes comme il y a quatre ans. À l’époque, la crise énergétique et les craintes pour l’économie de la zone euro avaient forcé les investisseurs à fuir le marché de la dette du bloc monétaire. Les sorties de capitaux avaient exercé une pression sur l’EUR/USD. Pour l’instant, rien de tel ne se produit.

J’ajouterais un autre facteur : l’économie mondiale est moins dépendante du pétrole. Si les crises du marché pétrolier dans les années 1970 et en 2007–2008 ont déclenché une récession mondiale, les chances de voir ce scénario se répéter aujourd’hui sont faibles. Avant le conflit armé au Moyen-Orient, le Brent était sous la férule des vendeurs. Une fois la confrontation terminée, cette référence de la mer du Nord devrait repartir à la baisse.

L’EUR continue de baisser

Le scénario choc de Goldman Sachs, dans lequel le pétrole grimperait au-dessus de 147,5 $ le baril, semble peu probable. Si tel est le cas, une hausse relativement modérée des prix du gaz par rapport à 2022 sera une bouée de sauvetage pour l’économie de la zone euro et pour sa monnaie — l’euro. Une chute de l’EUR/USD vers 1,1 et en dessous est discutable. Néanmoins, tout peut arriver sur le Forex. Il ne faut jamais dire jamais.

Techniquement, sur le graphique quotidien de la principale paire de devises, un rebond s’est produit à partir du niveau pivot de 1,1445. Les acheteurs sont passés à la contre‑attaque. Cependant, le sentiment de marché reste baissier. Par conséquent, les rebonds depuis les résistances à 1,1505 et 1,154 devraient être mis à profit pour constituer des positions vendeuses sur l’EUR/USD, car l’euro devrait repasser sous le support à 1,445 $.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
Go to the articles list Go to this author's articles Open trading account