Hier, les indices actions ont clôturé en hausse. Le S&P 500 a progressé de 0,08 %, tandis que le Nasdaq 100 a gagné 0,10 %. Le Dow Jones Industrial Average a avancé de 0,18 %.
Les actions européennes s’orientent vers leur plus forte progression depuis 2022, après que les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines en échange du rétablissement par Téhéran de l’accès au détroit d’Hormuz.

Le Brent a chuté de 15 %, tandis que les contrats à terme sur l’Euro Stoxx 50 ont bondi de 5,3 %, et les contrats à terme sur les actions américaines ont également fortement progressé. Il s’agira du plus fort gain pour l’indice paneuropéen depuis mars 2022. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février, le Stoxx Europe 600 a reculé d’environ 6,8 %.
Parallèlement, les contrats à terme sur le gaz naturel européen ont plongé jusqu’à 20 %, atteignant leur plus bas niveau depuis le début du conflit. On peut s’attendre à ce que les traders vendent des valeurs pétrolières et de défense à l’ouverture, et achètent des titres qui avaient été les plus pénalisés pendant la crise, comme les financières et les valeurs industrielles de base.
Si cela peut marquer la fin d’un épisode pour les marchés financiers, le choc inflationniste pour l’économie mondiale ne fait que commencer, en particulier pour l’alimentation et les matières premières. La baisse des prix de l’énergie liée au cessez-le-feu sera un catalyseur important pour l’Europe, qui a été durement touchée par une inflation élevée. Des prix plus bas du pétrole et du gaz devraient réduire les coûts de production de nombreuses entreprises et pourraient contribuer à relancer la demande des consommateurs, en particulier dans les secteurs à forte intensité énergétique comme les transports et la lourde industrie. Toutefois, ces effets resteront transitoires. Même si une trêve se maintient, il faudra du temps pour reconstruire des chaînes d’approvisionnement rompues et réparer des infrastructures énergétiques endommagées.
Il convient de garder à l’esprit qu’un certain degré d’incertitude subsiste malgré ces attentes positives. L’accord entre les États-Unis et l’Iran doit encore être appliqué, et tout manquement pourrait raviver les tensions et inverser les mouvements de prix des matières premières. Les causes profondes du conflit sont profondes, et la stabilisation du Moyen-Orient pourrait exiger un temps et des efforts considérables.
Dans l’ensemble, les perspectives pour les marchés actions s’améliorent, mais la pérennité des gains dépendra de l’évolution géopolitique, de l’efficacité des mesures de lutte contre l’inflation et de la capacité des entreprises à s’adapter aux nouvelles réalités économiques.

Concernant la configuration technique du S&P 500, la principale tâche des acheteurs aujourd’hui sera de dépasser le niveau de résistance le plus proche à 6 801 $. Cela aiderait l’indice à gagner en dynamique haussière et pourrait ouvrir la voie à une poussée vers 6 819 $. Il sera tout aussi prioritaire pour les haussiers de conserver le contrôle au‑dessus de 6 837 $, ce qui renforcerait la position des acheteurs. En cas de mouvement baissier lié à une diminution de l’appétit pour le risque, les acheteurs devront s’imposer autour de 6 784 $. Une cassure en dessous de ce niveau ramènerait rapidement l’instrument vers 6 769 $ et pourrait ouvrir la voie à 6 756 $.
