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FX.co ★ Un marché dominé par les robots

Un marché dominé par les robots

Qui s’en soucie ? C’est ainsi que le marché boursier a réagi à l’échec des discussions entre les États‑Unis et l’Iran à Islamabad. Le S&P 500 a terminé dans le rouge pour la deuxième séance consécutive, mais seulement après avoir grimpé à des sommets historiques plus tôt dans la journée. Cela ne ressemble pas à une catastrophe, même avec le détroit d’Hormuz bloqué et le pétrole qui se rapproche des 100 $/bbl. En réalité, l’indice élargi a rompu sa corrélation avec le Brent au début du cessez‑le‑feu de deux semaines, que le président Trump a depuis prolongé indéfiniment.

Dynamique du S&P 500 et du pétrole

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Pourquoi le S&P 500 est-il si insensible à la géopolitique ? Le marché est-il devenu blasé, ou bien est-il convaincu que la Maison-Blanche viendra systématiquement au secours des actifs risqués, quoi qu’il arrive ? Le TACO trade — « Trump Always Chickens Out » — prospère, et le FOMO est plus vivant que jamais. Le marché est devenu plus dépendant d’algorithmes d’achat fondés sur le momentum, qui filtrent de fait l’actualité, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Par exemple, un gros titre qui aurait dû être haussier — l’accélération des ventes au détail américaines à 1,7 % m/m en mars, signe de vigueur économique — a été largement ignoré. À l’inverse, l’accusation de Kevin Warsh selon laquelle le cadre de politique monétaire de la Fed a contribué à l’inflation en 2020–21 aurait pu être interprétée comme faucon, et pourtant les marchés ont à peine réagi. À retenir : les investisseurs se sont davantage concentrés sur la prolongation du cessez-le-feu.

Performance du S&P 500

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Dans les faits, le S&P 500 évolue dans un mode « ça pourrait être pire ». Les traders craignaient que le refus de l’Iran de participer à des pourparlers ne déclenche de nouvelles frappes américaines. Cela ne s’est pas produit, et les marchés ont haussé les épaules.

Le détroit d’Ormuz est-il bloqué ? Oui, mais si les navires américains allègent le blocus, le trafic pourra reprendre. Oui, Téhéran prélève des frais de transit, mais les investisseurs voient cela comme une compensation pour l’Iran face aux dommages causés par les actions américaines. Les deux camps ont essuyé des pertes ; les marchés partent du principe qu’un compromis pragmatique est possible.

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Le retour des investisseurs particuliers achetant sur repli sur le S&P 500, ainsi que la frénésie autour des « Magnificent Seven » — qui ont ajouté environ 2,5 billions de dollars à leur capitalisation boursière en peu de temps — entretiennent un climat d’optimisme. JP Morgan a relevé son objectif de fin d’année pour le S&P 500 à 7 600 après l’avoir abaissé à 7 200 fin mars. La principale justification : des bénéfices plus solides pour les entreprises exposées à l’IA.

D’un point de vue technique, le S&P 500 a connu un double débouclage d’une inside bar sur le graphique journalier. Après un faux test de la borne supérieure de cette barre, les traders sont entrés dans une position gagnante lors de la cassure de la borne inférieure, proche de 7 080. Une chute sous le niveau de support de 7 030 justifierait l’ajout de positions vendeuses sur l’indice large. La principale résistance se situe autour de 7 100.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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