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FX.co ★ Le dollar est lancé dans une course contre la montre

Le dollar est lancé dans une course contre la montre

Alors que le pétrole mène une course contre la montre, l’EUR/USD continue de progresser. Morgan Stanley a forgé une expression qui décrit clairement la situation sur le marché pétrolier. Malgré l’ampleur de la crise, le Brent n’a pas encore retrouvé les niveaux observés au début du conflit armé en Ukraine. Cela tient en grande partie à la hausse des importations américaines et à la baisse des importations chinoises. Cependant, rien n’est éternel sous le soleil.

Avant la crise au Moyen‑Orient, le marché pétrolier pouvait sans hésitation être qualifié de « baissier ». Un important surplus était attendu et le monde avait accumulé des réserves considérables. Ces stocks limitent effectivement la hausse du Brent, tout comme la redirection des flux par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, l’augmentation de la production aux États‑Unis et au Brésil, ainsi que le recul de la demande en provenance de la Chine et d’autres pays. Néanmoins, Morgan Stanley estime que si le détroit d’Hormuz reste fermé jusqu’en juin, l’or noir s’envolera vers de nouveaux sommets.

Dans son sillage, l’inflation s’accélérera. Compte tenu de la rhétorique « faucon » agressive de la Banque centrale européenne, les experts de Bloomberg ont relevé leur prévision du nombre d’actes de resserrement monétaire de 1 à 2 d’ici 2026. Le chiffre actuel est plus proche des anticipations du marché à terme.

Prévisions de taux de la BCE

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Pendant ce temps, les produits dérivés du CME continuent d’indiquer une probabilité de plus de 70 % de maintien du taux des federal funds à 3,75 % jusqu’à la fin de l’année. La divergence de politique monétaire permet à l’EUR/USD de se négocier près de la borne supérieure de la zone de consolidation de 1,17–1,18.

En réalité, le vice‑président de la BCE, Luis de Guindos, appelle à la prudence et espère sincèrement une amélioration de l’économie de la zone euro afin de rendre possible un durcissement de la politique monétaire. Dans le cas contraire, la BCE sera confrontée à un choix difficile : laisser l’inflation filer ou ruiner l’économie ?

À mon avis, la Réserve fédérale est dans une position beaucoup plus confortable. Le dernier rapport sur l’emploi a confirmé la solidité du marché du travail. Désormais, le FOMC peut concentrer son attention sur l’inflation en toute sérénité. Selon les experts de Bloomberg, les prix à la consommation devraient bondir de 3,6 % en avril. Ils s’éloignent nettement de l’objectif. La Fed pourrait freiner la progression de l’IPC en commençant à discuter de relèvements de taux d’intérêt, ce qui renforcerait le dollar américain.

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Cependant, le sort du billet vert dépend en fin de compte de la capacité du pétrole à résister à l’épreuve du temps. Un blocage prolongé du détroit d’Hormuz pourrait propulser le Brent jusqu’à 150 $ le baril, voire plus. Dans ce cas, un regain d’intérêt pour les valeurs refuge soutiendrait le dollar américain.

Sur le plan technique, sur le graphique quotidien, l’EUR/USD a testé pour la quatrième fois la borne supérieure de la zone de juste valeur (1,168–1,178) au cours des quatre dernières séances. Un rebond à partir de cette résistance importante donnerait un signal de vente. À l’inverse, une consolidation au-dessus de 1,178 $ fournirait un argument pour acheter des euros.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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