
La paire EUR/USD peine à capitaliser sur le récent rebond depuis le support à 1,1585 observé lors des deux dernières séances de trading avant le week-end. La paire oscille entre de modestes pertes et de légers gains. Les cours au comptant évoluent actuellement autour de la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 14 jours et restent relativement stables après la publication des chiffres des ventes au détail en Allemagne, supérieurs aux attentes du marché.
Les données officielles publiées par Destatis ont montré que les ventes au détail allemandes, un indicateur clé de la consommation des ménages, ont reculé de 0,3 % en avril. Toutefois, cette baisse s’est révélée légèrement meilleure que le repli de 0,4 % attendu et conforme à la lecture révisée de mars, à -0,3 %.
La paire EUR/USD bénéficie d’un certain soutien des évolutions macroéconomiques positives, même si la vigueur plus large du dollar américain limite la possibilité de gains significatifs. L’indice du dollar américain (DXY), qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises, se redresse après le plus bas de deux semaines atteint vendredi, sur fond d’incertitudes géopolitiques persistantes et d’anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale maintiendra une orientation de politique monétaire restrictive (hawkish).
De profonds désaccords entre Washington et Téhéran au sujet du programme nucléaire iranien et de la situation dans le détroit d’Ormuz continuent de compliquer les efforts diplomatiques visant à parvenir à un accord nécessaire pour mettre fin au conflit qui dure depuis plusieurs mois au Moyen-Orient.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le pays n’accepterait aucun accord tant que ses droits nationaux ne seraient pas pleinement garantis. Par ailleurs, des informations de presse indiquent que les États-Unis durcissent leur position dans les négociations avec l’Iran. La situation est encore compliquée par les opérations militaires d’Israël au Liban, qui continuent d’alimenter les risques géopolitiques et d’accroître la demande pour le dollar américain en tant qu’actif refuge, ce qui crée des obstacles à de nouvelles avancées de l’EUR/USD.
Entre-temps, les récents développements ont contribué à une reprise modérée des prix du pétrole, qui avaient inscrit un nouveau plus bas mensuel vendredi. Cela a ravivé les craintes d’inflation et renforcé les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait relever ses taux d’intérêt en 2026, offrant un soutien supplémentaire au dollar américain. Néanmoins, les attentes que la Banque centrale européenne puisse relever ses taux dès ce mois-ci contribuent à limiter les pressions baissières sur l’EUR/USD.
Pour de meilleures opportunités de trading aujourd’hui, les intervenants de marché devraient attendre la publication de l’indice ISM Manufacturing PMI aux États‑Unis au début de la séance nord‑américaine. D’autres statistiques macroéconomiques américaines majeures sont attendues plus tard cette semaine, notamment le très suivi rapport sur les créations d’emplois Nonfarm Payrolls (NFP) vendredi. Combinés aux évolutions ultérieures liées au conflit au Moyen‑Orient, ces événements devraient accroître la volatilité sur la paire EUR/USD.
D’un point de vue technique, les acheteurs doivent franchir puis s’installer au‑dessus de l’ensemble des principales moyennes mobiles pour reprendre le contrôle du marché, avec la dernière résistance majeure représentée par le seuil psychologique de 1,1700. Cependant, la tâche reste ardue, les oscillateurs de momentum continuant de générer des signaux négatifs. Dans le même temps, l’indicateur Relative Strength Index (RSI) reste en zone neutre, ce qui indique un équilibre des forces entre acheteurs et vendeurs.
Il convient également de noter que les moyennes mobiles simples (Simple Moving Averages, SMAs) à 100 jours et 200 jours demeurent plates, ce qui confirme la persistance d’une phase de consolidation latérale.
Le tableau ci‑dessous montre la variation en pourcentage du dollar américain par rapport aux principales devises aujourd’hui. En particulier, le dollar américain s’est renforcé face au dollar néo‑zélandais.
