L’EUR/USD est monté au-dessus du seuil de 1,1630 jeudi avant de se replier et de consolider en dessous, tandis que l’ensemble des échanges reste cantonné dans une zone de range. La consolidation sous le niveau de 1,1630 laisse entrevoir la possibilité d’un repli vers le niveau de Fibonacci de 61,8 % à 1,1578. Toutefois, je ne recommanderais pas d’accorder trop d’importance au seuil de 1,1630 à ce stade. Le marché demeure dans une phase de consolidation horizontale, avec des tentatives haussières et baissières qui s’alternent régulièrement, sans qu’aucun camp ne dispose d’un avantage net.

La structure des vagues sur le graphique horaire reste simple. La dernière vague haussière achevée a dépassé le sommet précédent, tandis que la dernière vague baissière n’est pas parvenue à enfoncer le creux antérieur. Par conséquent, la tendance s’est retournée à la hausse et demeure haussière pour l’instant. Toutefois, les acheteurs ne pourront prolonger leur progression que si l’Iran et les États‑Unis signent un accord intérimaire, cessent de violer les conditions du cessez‑le‑feu et rouvrent le détroit d’Ormuz dans un avenir proche. En l’absence de ces évolutions, de nouveaux gains de l’euro seront probablement extrêmement difficiles à obtenir.
Très peu d’indicateurs économiques ont été publiés jeudi. La zone euro a fait état de faibles chiffres de ventes au détail, tandis que les États‑Unis ont publié des données médiocres sur les nouvelles demandes d’allocations chômage. Malgré cela, l’euro a progressé avec assurance pendant la première moitié de la séance, alors que le dollar américain s’est renforcé durant la seconde moitié. Je reste donc convaincu que les statistiques économiques continuent d’exercer une influence limitée sur le sentiment des traders. La situation pourrait évoluer aujourd’hui, les opérateurs devant recevoir de nouvelles informations sur l’état du marché du travail américain et sur le chômage. Toutefois, à mon avis, même des données aussi importantes ont peu de chances de provoquer de forts mouvements de marché. Les traders restent otages de l’évolution de la situation géopolitique, qui, ces derniers temps, déçoit non pas par manque de nouvelles, d’événements ou de changements dans l’agenda géopolitique, mais en raison de rapports contradictoires, de développements conflictuels et d’un manque de faits concrets. Presque chaque jour, les médias produisent un important volume d’informations qui ont peu d’impact sur le règlement réel du conflit au Moyen‑Orient.

Sur le graphique 4 heures, la paire continue d’évoluer dans une zone horizontale comprise entre le niveau de retracement de Fibonacci de 23,6 % à 1,1569 et le niveau de 38,2 % à 1,1667. Les intervenants de marché restent prudents quant à l’ouverture de nouvelles positions et à la formulation de conclusions, et je recommande pour l’instant de se concentrer davantage sur le graphique horaire, car les mouvements de prix ont été relativement faibles ces dernières semaines. Le rebond depuis le niveau de 1,1667 a joué en faveur du dollar américain. Aucune divergence naissante n’est actuellement observée sur aucun indicateur.
Rapport Commitments of Traders (COT) :

Au cours de la dernière semaine de référence, les traders professionnels ont clôturé 10 196 positions Long et 6 109 positions Short. Sur sept semaines en février et mars, l’écrasante supériorité des haussiers a disparu en raison du conflit impliquant l’Iran, tandis que, au cours des neuf dernières semaines, la situation s’est rééquilibrée dans un contexte de suspension des hostilités au Moyen-Orient. Le nombre total de positions Long détenues par les spéculateurs s’élève actuellement à 223 000, contre 193 000 positions Short. L’écart se creuse à nouveau en faveur de l’euro.
Dans l’ensemble, dans une optique de long terme, les grands intervenants de marché continuent de voir l’euro d’un œil favorable. Bien entendu, les évolutions mondiales de toutes sortes — dont on n’a pas manqué ces dernières années — continuent d’influencer le sentiment des investisseurs. À l’heure actuelle, l’attention du marché reste focalisée sur le Moyen-Orient, où le conflit n’a été que suspendu et non résolu. Par conséquent, à court terme, l’euro et le dollar américain devraient être davantage guidés par les développements en Iran que par la politique monétaire de la Federal Reserve ou de la BCE, ou encore par les données économiques.
Calendrier des publications pour les États-Unis et la zone euro :
- Zone euro – Taux de croissance du PIB au T1 (09:00 UTC).
- États-Unis – Évolution de l’emploi Nonfarm Payrolls (12:30 UTC).
- États-Unis – Taux de chômage (12:30 UTC).
Le calendrier économique du 5 juin comprend trois événements, les statistiques américaines ressortant comme les plus importantes. L’impact du contexte économique sur le sentiment de marché pourrait être significatif au cours de la seconde moitié de la séance de trading de vendredi.
Prévisions et recommandations de trading pour l’EUR/USD :
Des positions short étaient possibles après un rebond à partir du niveau de 1,1682 sur le graphique horaire, avec des objectifs à 1,1630 et 1,1578. Le premier objectif a été atteint. De nouvelles positions short peuvent être envisagées après un rebond à partir du niveau de 1,1630 par le dessous. Des positions long peuvent être ouvertes après un rebond à partir du niveau de 1,1578, avec des objectifs à 1,1630 et 1,1682.
Les grilles de Fibonacci sont construites en utilisant 1,1409–1,1850 sur le graphique horaire et 1,2081–1,1411 sur le graphique 4 heures.
