
La paire de devises GBP/USD a également légèrement corrigé vendredi, ce qui ne remet pas en cause la tendance baissière globale dans laquelle la devise britannique est engagée depuis le 1er mai. On pourrait avoir l’impression que la monnaie britannique se trouve dans une tendance baissière de long terme ; toutefois, deux mois de déclin constituent un schéma courant sur le graphique, qui s’est régulièrement formé au cours des 9 à 10 derniers mois, comme on le voit clairement sur l’unité de temps quotidienne. Ainsi, aussi fortement et injustifiée que soit la chute de la livre, nous estimons que ce segment ne deviendra pas une véritable tendance de long terme.
La baisse de la paire la semaine dernière paraissait effectivement justifiée. Premièrement, la position de la Réserve fédérale s’est révélée légèrement plus stricte que prévu (bien que pas excessivement). Deuxièmement, la Bank of England a adopté une position plutôt neutre. Troisièmement, le conflit géopolitique au Moyen‑Orient risque de reprendre, malgré l’accord sacro‑saint de Donald Trump. Dans le même temps, la baisse de la paire aurait très bien pu ne pas se produire. La Fed, à notre avis, a donné exactement le signal que le marché attendait : la volonté de relever une nouvelle fois le taux directeur d’ici la fin de l’année. La BoE a également affiché la neutralité anticipée, puisque l’inflation au Royaume‑Uni recule depuis deux mois, contrairement aux États‑Unis ou à la zone euro. Quant à la guerre au Moyen‑Orient, il serait absurde de nier que la situation est aujourd’hui bien meilleure qu’il y a 2,5 mois, lorsque les deux camps du conflit tiraient chaque jour des dizaines, voire des centaines de roquettes. Par conséquent, nous considérons que la hausse du dollar observée la semaine dernière est en partie injustifiée et infondée.
À quoi s’attendre pour la nouvelle semaine ? Le contexte macroéconomique est largement ignoré par les traders. En réalité, nous n’avons observé une réaction qu’au rapport NonFarm Payrolls de ce mois‑ci. En conséquence, il est peu probable que les indices d’activité des entreprises, les commandes de biens durables ou la nouvelle estimation du PIB américain pour le premier trimestre surprennent les opérateurs. Aucun événement fondamental n’est attendu ni au Royaume‑Uni ni aux États‑Unis. Les deux banques centrales ont achevé leurs réunions ; leurs positions sont claires, et les décisions qu’elles sont prêtes à prendre à l’été 2026 sont désormais connues.
Ainsi, il ne reste que la géopolitique. Durant le week‑end, on a appris que Donald Trump entend imposer ses propres droits de passage dans le détroit d’Hormuz si le blocus reste en vigueur et que les négociations avec l’Iran échouent une nouvelle fois. En réalité, les discussions avec l’Iran sur la question nucléaire n’ont pas encore commencé, et le détroit d’Hormuz, selon les rapports des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), est déjà bloqué. Comme nous l’anticipions la semaine dernière, Israël continue de frapper le sud du Liban, n’ayant signé aucun accord de cessez‑le‑feu avec quiconque. Les experts ont unanimement déclaré que l’accord signé par Trump avec Téhéran profite avant tout à Téhéran. Ainsi, au cours de la nouvelle semaine, il faut de nouveau s’attendre à des négociations, des querelles, des échanges de menaces, un va‑et‑vient permanent autour du détroit d’Hormuz, à la hausse des prix du pétrole, etc. Tout ce à quoi le marché s’est habitué depuis 3 à 4 mois. Plus les nouvelles en provenance du Moyen‑Orient sont mauvaises, mieux c’est pour le dollar américain.

La volatilité moyenne de la paire GBP/USD au cours des 5 dernières séances de trading est de 98 pips. Pour la paire livre/dollar, cette valeur est « moyenne ». Lundi 22 juin, nous attendons donc un mouvement au sein de la fourchette délimitée par 1,3134 et 1,3330. Le canal de régression linéaire supérieur évolue à l’horizontale, ce qui indique une incertitude de tendance. L’indicateur CCI est entré pour la deuxième fois en zone de survente et a formé une divergence « haussière », signalant un possible arrêt de la tendance baissière. Toutefois, l’évolution dépendra à nouveau de la géopolitique.
Niveaux de support les plus proches :
S1 – 1,3184
S2 – 1,3123
S3 – 1,3062
Niveaux de résistance les plus proches :
R1 – 1,3245
R2 – 1,3306
R3 – 1,3367
Recommandations de trading :
La paire de devises GBP/USD conserve une tendance baissière. La politique de Trump continuera de peser sur l’économie américaine, de sorte que nous n’anticipons pas de croissance durable du dollar américain. L’année 2026 s’avère extrêmement positive pour le dollar en raison de la géopolitique et, plus récemment, de la volonté de la Fed de relever son taux directeur. Ainsi, des positions longues visant 1,3428 et 1,3489 peuvent être envisagées lorsque le prix se situe au-dessus de la moyenne mobile. Une position du prix en dessous de la ligne de la moyenne mobile permettra d’envisager des positions vendeuses, avec des objectifs à 1,3184 et 1,3134.
Explications pour les illustrations :
Les canaux de régression linéaire aident à déterminer la tendance actuelle. S’ils sont tous deux orientés dans la même direction, cela signifie que la tendance est actuellement forte ;
La ligne de moyenne mobile (paramètres 20.0, lissée) définit la tendance à court terme et la direction dans laquelle il convient actuellement de trader ;
Les niveaux de Murray constituent des niveaux cibles pour les mouvements et les corrections ;
Les niveaux de volatilité (lignes rouges) indiquent le canal de prix probable dans lequel la paire passera la journée suivante, sur la base des indicateurs de volatilité actuels ;
Le passage de l’indicateur CCI en zone de survente (en dessous de -250) ou de surachat (au-dessus de +250) indique qu’un retournement de tendance dans le sens opposé est imminent.
