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FX.co ★ Le marché change ses favoris

Le marché change ses favoris

Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Les investisseurs semblent s’être souvenus de ce proverbe et quittent en masse le segment surpeuplé des actions américaines liées à l’IA. Selon Bank of America, citant EPFR Global, les sorties des fonds actions américains ont atteint 17,2 milliards de dollars sur la semaine close au 1er juillet, ce qui constitue la fuite de capitaux la plus rapide depuis mars.

Dynamique de l’EuroStoxx 600

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Ce n’est pas tant que l’argent a disparu qu’il s’est déplacé. Les actions japonaises ont attiré 1,9 milliard de dollars, soit le plus important afflux depuis sept semaines. L’Europe n’a pas été en reste : le Stoxx Europe 600 a terminé à un niveau record et enchaîné une quatrième semaine consécutive de progression. Les investisseurs sont portés par la conviction que la Federal Reserve ne se précipitera pas pour relever de nouveau les taux d’intérêt. Le rapport sur le marché du travail américain, plus faible qu’attendu jeudi, n’a fait que renforcer ces espoirs.

La principale intrigue, toutefois, se joue au sein même du marché actions américain. Les gérants de fonds prennent leurs bénéfices sur les valeurs de l’IA jugées survendues et réallouent vers des dossiers sous-évalués. Les stratégistes de JP Morgan estiment que la surperformance excessive des fabricants de puces par rapport aux AI hyperscalers a créé un écart de valorisation instable qui finira par se résorber. Les bénéficiaires de cette rotation incluent l’automobile, l’industrie et la santé.

Dynamiques du S&P 500 et du Russell 2000

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Le changement de sentiment est particulièrement visible sur le Russell 2000. L’indice des petites capitalisations a progressé d’environ 22 % au premier semestre, signant sa meilleure performance semestrielle depuis 1991. Il a surperformé le Nasdaq de près de 9 points de pourcentage, l’écart le plus important depuis 2006. La semaine dernière, l’indice a clôturé à des niveaux record quatre séances d’affilée.

Pendant longtemps, le marché a été dominé par les géants liés à l’IA pesant des milliers de milliards de dollars. Le rallye du Russell 2000 suggère que le potentiel de hausse pourrait désormais se diffuser à l’ensemble des secteurs, plutôt que de rester l’apanage d’une poignée de valeurs de semi‑conducteurs comme Intel et Micron Technology.

Cela dit, il est trop tôt pour s’emballer. Les intervenants de marché restent prudents à l’approche de la saison des résultats des semi‑conducteurs. Les sorties de capitaux des actions américaines constituent un signal d’alerte, mais comme les fonds demeurent investis en actions, se contentant de migrer entre régions et secteurs, il est prématuré d’annoncer un effondrement du S&P 500. Il s’agit davantage d’une rotation des leaders au sein du rallye que de sa fin.

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En résumé, l’indice élargi oscille entre des anticipations d’assouplissement monétaire, favorables aux acheteurs, et une rotation interne qui le prive du soutien de ses anciennes valeurs technologiques dominantes. D’où viendra la prochaine source d’alpha ? Il semble que les investisseurs regardent désormais au-delà de la Silicon Valley.

D’un point de vue technique, le graphique quotidien montre que le S&P 500 se trouve dans une zone d’indécision, entre les moyennes mobiles et sa juste valeur. Une consolidation au-dessus de 7 500 générerait un signal d’achat, tandis qu’une chute sous 7 425 constituerait un signal de vente.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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