Hier, les indices boursiers ont enregistré de fortes pertes. Le S&P 500 a reculé de 1,52 %, et le Nasdaq 100 a cédé 1,74 %. Le Dow Jones Industrial Average a perdu 2,19 %.

Le Nasdaq 100 a clôturé en territoire de correction, reculant d’environ 1,8 % et terminant la séance à plus de 11 % en dessous de son sommet de juin, entraînant le marché dans son ensemble à la baisse. Pendant une grande partie de la journée de mardi, l’indice est resté proche du seuil de correction avant de finalement clôturer en dessous. Le S&P 500 a reculé de 1,5 %. Le WTI a bondi de plus de 7 % pour atteindre environ 85 $/bbl après que le président américain Donald Trump a averti que les États-Unis infligeraient une frappe sévère à l’Iran.
La nervosité des marchés a été alimentée par la Fed. Bien que le FOMC ait officiellement laissé les taux d’intérêt inchangés, le communiqué a mis en évidence une rare divergence : trois des 12 responsables ont voté pour une hausse des taux, soulignant la montée des inquiétudes au sein du Comité concernant l’inflation. Le président Kevin Warsh a déclaré que le durcissement des conditions financières sur le marché obligataire avait déjà accompli une partie du travail de la Fed, laissant entendre que les marchés avaient intégré une partie du resserrement à travers des rendements plus élevés.
Les économistes ont réagi de manière critique à la rhétorique de Warsh. RSM a estimé que l’accent mis par Warsh sur la retenue, l’incertitude et la volatilité ressemble à une tentative d’influencer la politique de la Fed, et a averti qu’un langage aussi rigide ne passera pas bien au-delà d’un petit cercle d’investisseurs institutionnels. Renaissance Macro Research l’a formulé sans détour : Warsh ne s’est offert qu’un répit temporaire — soit les données à venir doivent conforter sa position, soit une hausse sera nécessaire dès septembre.
Le comportement des investisseurs particuliers a mis en lumière les tensions : mardi a enregistré la plus importante vente nette d’actions par les investisseurs de détail depuis le krach lié au COVID‑19, concentrée sur les valeurs de puces mémoire. Les huit titres les plus vendus représentaient à eux seuls le total des sorties nettes, ce qui implique des achats nets sur le reste du marché — un signe que la panique s’est concentrée sur un segment restreint mais très significatif. Fait notable, certains investisseurs institutionnels avaient misé sur le scénario inverse : si la plupart des opérateurs anticipaient un statu quo, une partie d’entre eux pariait sur une hausse surprise.

Techniquement, le graphique quotidien du S&P 500 suggère que la tâche immédiate des acheteurs est de franchir le niveau de résistance à 7 355 $. Cela soutiendrait la hausse et ouvrirait la voie vers 7 381 $. Un maintien au-dessus de 7 404 $ renforcerait encore la position des acheteurs. À la baisse, les acheteurs doivent défendre le niveau de 7 328 $. Une rupture en dessous de ce seuil ramènerait probablement l’indice vers 7 300 $ et ouvrirait la voie à 7 279 $.
