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FX.co ★ Vue d’ensemble de la paire GBP/USD. 4 septembre. Pourquoi la géopolitique ne compte-t-elle plus ?

Vue d’ensemble de la paire GBP/USD. 4 septembre. Pourquoi la géopolitique ne compte-t-elle plus ?

Vue d’ensemble de la paire GBP/USD. 4 septembre. Pourquoi la géopolitique ne compte-t-elle plus ?

La paire de devises GBP/USD est restée en baisse jeudi, ce qui, à notre avis, n’est qu’une banale correction technique. Nous considérons qu’il n’y a eu aucune raison (surtout cette semaine) pour une appréciation du dollar américain. D’ailleurs, il n’y en avait déjà pas vendredi dernier. Examinons en détail ce qui se passe sur le marché des changes et pourquoi le dollar se renforce.

Commençons par vendredi dernier. Ce jour‑là, Kevin Warsh est intervenu, le rapport mensuel sur les Nonfarm Payrolls a été publié, et le dollar a réussi à se renforcer sensiblement sur l’ensemble du marché. De toute évidence, le marché a réagi à ces événements, qui ont provoqué la hausse du billet vert. Toutefois, le président de la Réserve fédérale n’a rien dit de nouveau ni de suffisamment « hawkish » pour accroître la probabilité d’un resserrement monétaire en septembre ou plus tard cette année. Warsh répète régulièrement que l’inflation élevée aux États‑Unis est inacceptable, mais si elle est vraiment « inacceptable », pourquoi le FOMC n’a‑t‑il pas voté en faveur d’une hausse du taux directeur en juillet ? Seuls trois des douze membres du comité ont adopté une position restrictive.

Ainsi, il ne faut pas donner un ton excessivement « hawkish » aux déclarations de Warsh sur l’inacceptabilité d’une inflation élevée. On pourrait croire que Jerome Powell se satisfait d’une inflation forte… Pourtant, l’inflation aux États‑Unis dépasse la norme depuis plus de cinq ans. Pourquoi, alors, la Fed dirigée par Powell n’a‑t‑elle pas porté les taux au niveau nécessaire ? Parce que l’inflation n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Supposons que la Fed décide de relever son taux après la réunion de septembre. Le coût du crédit augmentera, les prêts deviendront plus chers, les rendements des obligations américaines continueront de progresser, l’investissement reculera, la croissance économique ralentira et le marché du travail se dégradera davantage. Pour faire baisser l’inflation, il faut sacrifier l’économie, l’investissement, l’emploi et accepter une nouvelle hausse de la dette publique. Dans quel but ? Faire reculer une inflation que Trump a lui‑même provoquée en déclenchant une guerre au Moyen‑Orient ?

Comment Trump perçoit‑il l’inflation, et les actions de la Fed ont‑elles encore un sens si elles visent à compenser les conséquences de la politique de Trump ? Trump juge que l’inflation actuelle est acceptable et en parle rarement. Le président américain n’est pas préoccupé par cet indicateur. Pourquoi alors sacrifier ce qui est réellement important ? Quant à la Fed, la banque centrale peut tout à fait relever ses taux. Mais si, demain, Trump déclenche une nouvelle guerre ? À quoi bon lutter contre l’inflation si les initiatives du président peuvent réduire à néant tous les efforts ?

Quelques mots de géopolitique : le conflit au Moyen‑Orient se poursuit. Ni l’Iran ni les États‑Unis n’ont l’intention de céder, de sorte que le conflit pourrait s’enliser. Peut‑être qu’avec cinq ou dix ans devant lui, Trump pourrait exercer une pression suffisante sur l’Iran, mais Trump a 80 ans… Il lui reste 2,5 années de mandat… Il ne peut pas devenir président des États‑Unis une troisième fois… Il est peu probable que le prochain président américain adopte une ligne aussi extrême… Il est tout aussi peu probable que les électeurs américains commettent la même erreur une troisième fois dans les urnes… Tout porte à croire que le conflit se poursuivra tant que Trump restera président et conservera l’intégralité de ses pouvoirs. Il ne les conservera pleinement que jusqu’en novembre de cette année. Quant au dollar, les traders et les investisseurs ont déjà largement intégré et digéré la guerre au Moyen‑Orient dans les prix. Nous ne nous attendrions pas à une forte envolée du billet vert en cas d’escalade supplémentaire.

Vue d’ensemble de la paire GBP/USD. 4 septembre. Pourquoi la géopolitique ne compte-t-elle plus ?

La volatilité moyenne de la paire GBP/USD sur les 5 derniers jours de trading est de 53 pips. Pour la paire livre/dollar, cette valeur est considérée comme « faible ». Le vendredi 4 septembre, nous attendons donc un mouvement dans une fourchette comprise entre 1,3474 et 1,3580. Le canal de régression linéaire principal s’est orienté à la hausse, ce qui indique une tendance haussière. L’indicateur CCI est entré en zone de survente, signalant une possible fin de la correction.

Niveaux de support les plus proches :

S1 – 1,3489

S2 – 1,3428

S3 – 1,3367

Niveaux de résistance les plus proches :

R1 – 1,3550

R2 – 1,3611

R3 – 1,3672

Recommandations de trading :

La paire GBP/USD conserve une dynamique haussière. La politique de Trump continuera de peser sur l’économie américaine, de sorte que nous n’anticipons pas de force durable du dollar. L’année 2026 a été positive pour le dollar en raison de la géopolitique, mais tout conte a une fin. Sur l’unité de temps hebdomadaire, on observe toujours un mouvement latéral entre 1,3150 et 1,3780 au sein d’une tendance haussière de quatre ans, ce qui nous permet d’escompter une poursuite de l’appréciation de la livre à moyen terme. Des positions longues avec des objectifs à 1,3611 et 1,3672 peuvent être envisagées lorsque le prix évolue au-dessus de la moyenne mobile. Un prix en dessous de la moyenne mobile permet d’envisager des positions courtes avec des objectifs à 1,3474 et 1,3428.

Explications relatives aux illustrations :

  • Les canaux de régression linéaire aident à identifier la tendance actuelle. S’ils sont tous deux orientés dans la même direction, la tendance est actuellement forte.
  • La ligne de moyenne mobile (paramètres : 20, 0, lissée) définit la tendance à court terme et le sens privilégié pour le trading.
  • Les niveaux de Murray constituent des niveaux cibles pour les mouvements et les corrections.
  • Les niveaux de volatilité (lignes rouges) indiquent, sur la base de la volatilité actuelle, le canal de prix probable dans lequel la paire évoluera au cours de la séance suivante.
  • L’entrée de l’indicateur CCI en zone de survente (en dessous de -250) ou de surachat (au-dessus de +250) signale un retournement de tendance imminent.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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