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FX.co ★ EUR/USD – Analyse Smart Money : Le dollar s’est-il renforcé trop vite ?

EUR/USD – Analyse Smart Money : Le dollar s’est-il renforcé trop vite ?

EUR/USD – Analyse Smart Money : Le dollar s’est-il renforcé trop vite ?

La paire EUR/USD a perdu environ 100 points au cours des trois derniers jours. Fait intéressant, la baisse de l’euro a commencé jeudi dernier, lorsque la ECB a pris une décision pleinement « hawkish » qui aurait dû permettre aux haussiers de poursuivre leur progression. Cependant, au moment le plus critique, les haussiers se sont de nouveau retirés et ont renoncé, pratiquement sans livrer bataille. Je rappelle que la principale raison de la force actuelle des baissiers est la réunion de la Fed, lors de laquelle les traders s’attendent à un durcissement de la politique monétaire. Un vif débat se poursuit sur le marché pour savoir si Kevin Warsh sera capable de prendre ses distances avec la Maison-Blanche et avec Donald Trump lui‑même, qui l’a nommé à la tête du FOMC, et de prendre une décision de resserrement monétaire. On débat également de l’opportunité de relever les taux précisément en septembre. Les avis sont partagés, et il n’existe pas de réponse définitive, même à la veille de l’annonce des résultats, alors même que toutes les données nécessaires sur le marché du travail et l’inflation sont disponibles. À mes yeux, la question est désormais de savoir si le dollar n’a pas pris trop d’avance et si le marché n’a pas commencé à acheter le billet vert de manière trop agressive et sans fondements suffisants. Il est clair que le resserrement de la politique du FOMC est un facteur haussier pour la devise américaine, mais dans le même temps, le dollar progresse depuis trois séances complètes. N’est‑ce pas déjà suffisant comme réaction à une décision « hawkish » de la Fed qui n’a même pas encore été prise ? L’« bullish imbalance 20 » peut toujours être considérée comme valide, dans la mesure où le prix n’en a pas encore enfoncé la base. Ainsi, les haussiers n’ont pas quitté le marché ; ils se sont simplement quelque peu repliés.

Globalement, selon moi, le contexte fondamental reste favorable aux haussiers. Premièrement, n’importe quel graphique montre clairement que l’euro a entamé sa hausse à partir de niveaux relativement bas par rapport au prix moyen de l’année écoulée. Cela signifie qu’il existe encore un potentiel de progression. Deuxièmement, le marché continue de douter que le FOMC resserre sa politique monétaire en septembre, quels que soient les propos de Warsh. Troisièmement, les statistiques économiques américaines ont, dans l’ensemble, déçu ces derniers temps. Quatrièmement, les facteurs géopolitiques ne soutiennent plus les baissiers ni le dollar. Cinquièmement, la ECB a déjà durci sa politique monétaire à deux reprises en 2026. Sixièmement, le Trésor américain a décidé d’augmenter ses achats d’obligations de long terme, ce qui réduit la demande de dollars. Septièmement, une guerre commerciale a éclaté entre les États‑Unis et le Canada. Huitièmement, le marché du travail américain en 2026 ne se porte que légèrement mieux qu’en 2025. Ainsi, je ne vois actuellement aucun motif réel pour une offensive des baissiers.

Le tableau technique actuel montre une rupture de la dynamique haussière, qui pourrait toutefois encore se maintenir. Le « bullish imbalance 21 » offrait aux acheteurs une excellente occasion de poursuivre la progression entamée en juin, mais cette configuration a été invalidée. Le seul espoir des haussiers repose désormais sur le « bullish imbalance 20 », qui ne peut pas encore être considéré comme invalidé. Une réaction à ce schéma peut donc encore se produire, même si, désormais, pratiquement toute nouvelle baisse de l’euro, même minime, invalidera également cette configuration. Tout se jouera demain soir.

Le contexte macroéconomique de mardi a suscité peu d’intérêt de la part des traders, comme le montrent clairement les mouvements de prix. Les indices ZEW des anticipations économiques publiés dans la matinée n’ont provoqué aucune réaction du marché. Le rapport hebdomadaire ADP n’a pas non plus retenu l’attention des opérateurs. Le marché reste donc pleinement focalisé sur la réunion de la Fed, puisqu’il est toujours impossible de dire avec certitude quelle décision sera prise.

Les haussiers conservent de nombreux arguments pour attaquer en 2026. Sur le plan structurel et à l’échelle globale, la politique de Trump, qui a entraîné un net affaiblissement du dollar l’an dernier, n’a pas changé. À l’heure actuelle, je ne vois aucun facteur de soutien significatif pour la devise américaine, malgré la position « hawkish » du FOMC. Les facteurs géopolitiques, qui ont soutenu la demande de dollars pendant la majeure partie du premier semestre 2026, ne jouent plus ce rôle.

Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et l’Union européenne :

  • Union européenne – Évolution de la production industrielle (09:00 UTC).
  • États‑Unis – Évolution des ventes au détail (12:30 UTC).
  • Union européenne – Discours de la présidente de la ECB, Christine Lagarde (17:00 UTC).
  • États‑Unis – Décision du FOMC sur les taux (18:00 UTC).
  • États‑Unis – « Dot Plot » des anticipations de taux (18:00 UTC).
  • États‑Unis – Conférence de presse du FOMC (18:30 UTC).

Le 16 septembre, le calendrier des événements économiques comprend six publications, parmi lesquelles nous mettrons en avant les trois dernières, liées à la Fed. L’influence du contexte fondamental sur le sentiment de marché mercredi pourrait être forte dans la seconde moitié de la séance.

Prévisions EUR/USD et recommandations de trading :

Selon moi, la paire demeure en phase de formation d’une tendance haussière qui a marqué une pause d’un an. Le contexte fondamental a basculé nettement en faveur des baissiers il y a six mois, mais la tendance elle‑même ne peut pas être considérée comme annulée ou achevée. À long terme, je dirais que la paire évolue dans un range. Cependant, ce range n’invalide pas la tendance haussière de fond. Ainsi, les haussiers pourraient reprendre leur offensive en 2026, mais leur seule opportunité restante est l’« imbalance 20 ». Un déséquilibre baissier pourrait se former dès aujourd’hui, ce qui permettrait aux traders d’ouvrir des positions vendeuses à l’avenir. L’objectif de la baisse de l’euro pourrait se situer dans la zone 1,1406–1,1434. Toutefois, cela ne serait envisageable que si l’« imbalance 20 » était finalement invalidée.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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