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FX.co ★ Les nerfs à vif persistent

Les nerfs à vif persistent

Les prix du pétrole ont légèrement fléchi aujourd’hui après une hausse régulière, directement liée à l’absence de progrès dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran.

Les nerfs à vif persistent

Le Brent a franchi les 107 $/baril après un léger repli lors de la séance précédente, tandis que le WTI se négocie autour de 93 $. Des responsables iraniens ont exprimé hier en privé un profond pessimisme quant aux chances de parvenir à un accord de cessez-le-feu avec Washington et à une réouverture du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz avant les élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre. Ce climat s’est encore assombri après que le président américain Donald Trump a rejeté une proposition visant à rétablir totalement la navigation dans le détroit en sept jours.

Parallèlement, l’Arabie saoudite n’a rétabli qu’environ la moitié du débit de son oléoduc transnational Est-Ouest — artère vitale qui permet de contourner Ormuz — après que des frappes de drones plus tôt ce mois-ci ont interrompu les opérations. Selon diverses sources, les flux vers la mer Rouge ont déjà atteint au moins 3,5 millions de barils par jour.

Bien que les risques géopolitiques restent considérables, le marché a tiré une leçon simple : le pétrole trouve généralement un moyen d’atteindre les consommateurs. À l’heure actuelle, nous n’observons pas de hausse durable des prix qui serait inévitable si les opérateurs de marché craignaient réellement une perturbation imminente et significative de l’offre physique.

Il est clair que, pour l’ensemble du mois de septembre, les cours du pétrole augmenteront pour le troisième mois consécutif sur fond de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, de perturbations sur les voies de contournement saoudiennes et de potentielles restrictions américaines sur les exportations de diesel. Depuis le début de l’année, le Brent progresse de plus de 70 % dans le contexte du conflit au Moyen-Orient qui perdure depuis plus de sept mois.

Les nerfs à vif persistent

Le spread entre les contrats Brent les plus rapprochés s’est élargi à plus de 7 $/baril, alors qu’il était inférieur à 1 $ à la fin du mois dernier. Cette configuration — appelée backwardation — est un signe classique de tension sur le marché. En Europe, le Brent à prix fixe, principal indice de référence pour le marché physique, se négocie également avec une prime significative par rapport aux contrats à terme.

Configuration technique : les acheteurs doivent franchir la première résistance à 96 $ pour viser 100 $, au-delà de laquelle une cassure durable sera assez difficile. L’objectif plus éloigné se situe à 104 $. En cas de repli, les vendeurs chercheront à prendre le contrôle à 92 $ ; s’ils y parviennent, une sortie de range porterait un sérieux coup aux haussiers et pourrait ramener le cours du pétrole à 89 $, avec la perspective d’atteindre 87 $.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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